📋 À retenir
- Vecteur de transmission invisible et persistant dans l'environnement.
- Facteur déterminant dans la qualification d'une infection nosocomiale.
- Obligation de maintenance rigoureuse des systèmes de ventilation pour les établissements recevant du public.
L'aéroportage désigne la propagation de micro-organismes infectieux (virus, bactéries) qui restent en suspension dans l'air. Ce mode de transmission permet à une maladie de se diffuser sur de longues distances sans contact direct entre les individus.
Étymologie
Dérivé du préfixe grec aêr (air) et du verbe latin portare (porter). Le terme s'est stabilisé en médecine pour décrire les agents pathogènes « portés par l'air ».
Exemples d'usage
- La propagation de la légionellose par les systèmes de climatisation défectueux.
- La transmission de la tuberculose via des particules fines expulsées par la toux et restant dans l'atmosphère d'une pièce.
À ne pas confondre
Il ne faut pas confondre l'aéroportage avec la transmission par gouttelettes. Les gouttelettes sont lourdes et retombent rapidement à moins de deux mètres, alors que l'aéroportage concerne des particules très fines (aérosols) qui flottent durablement.
Contexte médical
Article L1142-1 du Code de la santé publique. Ce texte encadre la responsabilité des établissements de santé en matière d'infections nosocomiales, dont certaines sont causées par l'aéroportage.
En pratique
La justice administrative et judiciaire retient régulièrement la responsabilité des hôpitaux lorsque le défaut d'entretien des conduits d'aération ou des systèmes de filtration de l'air a permis la contamination de patients par aéroportage.
Synonymes
Antonymes
Conseil
En cas de suspicion d'infection contractée dans un lieu public ou médical, demandez la communication des registres de maintenance des systèmes de ventilation et de climatisation.
Questions fréquentes
L'aéroportage est-il systématiquement source de responsabilité ?
En milieu hospitalier, l'infection contractée par aéroportage est présumée nosocomiale, engageant la responsabilité de l'établissement sans que la victime ait à prouver une faute.
Quelles maladies sont concernées ?
Principalement la tuberculose, la rougeole, la varicelle et certaines formes de pneumonies comme la légionellose.