📋 À retenir
- Phénomène de dispersion involontaire lié à l'homme.
- Vecteur majeur d'apparition des espèces exotiques envahissantes (EEE).
- Engage des enjeux de biosécurité et de responsabilité environnementale.
Se dit d'une espèce dont le déplacement et la propagation sont assurés involontairement par les activités humaines. Ce phénomène concerne des organismes (graines, insectes, larves) qui voyagent via les transports, les marchandises ou les vêtements.
Étymologie
Composé du grec ancien anthrôpos (« être humain ») et khôrein (« se déplacer », « se propager »).
Exemples d'usage
- Le moustique tigre transporté dans des cargaisons de pneus usagés.
- La moule zébrée fixée sous les coques des navires de commerce.
- Des graines de plantes exotiques accrochées aux semelles de chaussures de randonneurs.
À ne pas confondre
À distinguer de l'introduction volontaire (espèce importée sciemment) et de la zoochorie (dispersion par des animaux non humains). Contrairement aux espèces domestiques, l'anthropochore se propage sans que l'homme ne le souhaite.
Contexte médical
Le Règlement (UE) n° 1143/2014 encadre la prévention et la gestion des espèces exotiques envahissantes. En droit français, le Code de l'environnement (articles L411-1 à L411-10) interdit l'introduction dans le milieu naturel de certaines espèces pouvant porter atteinte à la biodiversité, même de manière involontaire par négligence.
Synonymes
Antonymes
Conseil
Pour limiter ce risque, il est recommandé de nettoyer ses équipements de loisirs (bottes, coques de bateaux) et de respecter les règles douanières sur le transport de végétaux ou de terre entre différents continents.
Questions fréquentes
Une espèce anthropochore est-elle toujours nuisible ?
Non, mais elle devient problématique si elle se transforme en espèce invasive, menaçant l'équilibre écologique local.
Qui est responsable de la dispersion ?
En droit, les transporteurs et importateurs ont une obligation de vigilance et de contrôle sanitaire pour éviter ces introductions passives.
Le terme s'applique-t-il aux virus ?
Bien que d'origine biologique, on parle plus souvent de vecteurs de transmission humaine pour les pathogènes, le terme anthropochore étant privilégié pour la faune et la flore.