📋 À retenir
- Traitement vital qui doit être pris de manière extrêmement régulière.
- Indispensable pour éviter que le corps ne détruise l'organe transplanté.
- Bénéficie d'une couverture sociale intégrale en France.
Se dit d'un traitement médical indispensable après une transplantation d'organe. Il empêche le système immunitaire du receveur d'attaquer et de détruire le greffon, qu'il considère naturellement comme un corps étranger.
Étymologie
Formé du préfixe anti- (contre) et du nom rejet (du latin re-jactare, rejeter en arrière). Le terme illustre l'opposition à la réaction biologique d'expulsion d'un organe greffé.
Exemples d'usage
- La prescription de ciclosporine après une greffe de foie.
- L'administration de corticoïdes pour stabiliser l'acceptation d'un rein transplanté.
À ne pas confondre
L'antirejet désigne la finalité thérapeutique du traitement, tandis que l'immunosuppresseur désigne la catégorie pharmacologique du médicament qui réduit les défenses immunitaires.
Contexte médical
Code de la santé publique (articles L. 1211-1 et suivants sur le don et la greffe). Ces traitements entrent dans le cadre des Affections de Longue Durée (ALD 22) pour une prise en charge à 100 %.
En pratique
Le juge administratif engage la responsabilité des centres hospitaliers en cas de faute dans la surveillance des taux sanguins du médicament antirejet, si cette négligence entraîne la perte de l'organe greffé.
Synonymes
Antonymes
Conseil
Le respect scrupuleux de l'ordonnance est une obligation non seulement médicale mais aussi prudentielle pour protéger votre droit à l'indemnisation en cas de complication médicale ultérieure.
Questions fréquentes
Peut-on arrêter un traitement antirejet après quelques années ?
Non, l'arrêt du traitement entraîne presque systématiquement le rejet de l'organe, même des années après la greffe.
Le traitement antirejet a-t-il des effets secondaires ?
Oui, en affaiblissant l'immunité, il rend le patient plus vulnérable aux infections et nécessite une surveillance médicale régulière.