📋 À retenir
- Terme technique fréquent dans les rapports d'expertise en responsabilité médicale.
- Désigne souvent l'intervention chirurgicale de pontage.
- L'aléa thérapeutique est souvent invoqué lors de complications liées à ce type de geste.
Qualifie ce qui se rapporte simultanément à l'aorte et aux artères coronaires. Ce terme est principalement utilisé dans le domaine médical et juridique pour désigner des interventions chirurgicales complexes visant à rétablir la circulation sanguine vers le cœur.
Étymologie
Dérivé du préfixe aorto- (du grec ancien aortê, le conduit qui suspend le cœur) et du terme coronarien (du latin corona, couronne), en référence à la disposition des artères entourant le muscle cardiaque.
Exemples d'usage
- La réalisation d'un pontage aortocoronarien pour traiter une insuffisance cardiaque.
- L'analyse d'une lésion aortocoronarienne dans le cadre d'une expertise médico-légale.
À ne pas confondre
À distinguer du terme coronarien, qui se limite strictement aux artères du cœur, alors que le terme aortocoronarien implique une relation ou un raccordement avec l'artère aorte.
Contexte médical
Article L1142-1 du Code de la santé publique (responsabilité des professionnels de santé). Code de la sécurité sociale pour la tarification des actes de chirurgie cardiaque.
En pratique
Cour de cassation, Civ. 1ère, 15 juin 2016, n° 15-16.515 : affaire relative au défaut d'information sur les risques de complications neurologiques suite à un pontage aortocoronarien.
Synonymes
Conseil
En cas de litige suite à une intervention aortocoronarienne, demandez systématiquement le compte rendu opératoire et l'avis d'un médecin expert pour déterminer si les règles de l'art ont été respectées.
Questions fréquentes
Le pontage aortocoronarien est-il une opération risquée ?
Oui, comme toute chirurgie cardiaque lourde, elle comporte des risques que le praticien doit impérativement détailler lors de l'entretien préalable.
Peut-on obtenir réparation en cas d'échec du pontage ?
La réparation suppose la preuve d'une faute (erreur technique, défaut d'information) ou, dans certains cas, la démonstration d'un accident médical non fautif selon les seuils de gravité de la loi Kouchner.