📋 À retenir
- Terme médical obsolète et historiquement stigmatisant.
- Désignait une supposée pathologie du désir féminin.
- N'a aucune valeur diagnostique ou juridique dans le droit contemporain.
Ancien terme médical désignant une recherche compulsive de plaisirs sexuels chez la femme. On parle aujourd'hui plus volontiers d'hypersexualité, un terme neutre et non sexué.
Étymologie
Dérivé du nom d'Aphrodite, déesse grecque de l'amour, de la beauté et de la sexualité.
Exemples d'usage
- Utilisation du terme dans un rapport d'expertise psychiatrique du XIXe siècle.
- Mention historique dans des traités de médecine légale pour expliquer certains comportements jugés irrationnels.
À ne pas confondre
Se distingue de la nymphomanie (terme plus courant mais tout aussi vieilli) et du satyriasis, qui concernait historiquement les hommes.
Synonymes
Antonymes
Conseil
Dans le cadre d'une procédure judiciaire (divorce, expertise), privilégiez les termes cliniques modernes comme 'hypersexualité' pour éviter toute connotation sexiste ou désuète.
Questions fréquentes
Ce terme est-il encore utilisé par les experts judiciaires ?
Non, les experts utilisent aujourd'hui des classifications internationales comme la CIM ou le DSM, qui parlent de troubles de l'impulsivité ou d'addiction sexuelle.
Quelle est la différence avec le priapisme ?
Le priapisme est une condition médicale masculine caractérisée par une érection prolongée et douloureuse, tandis que l'aphrodisie désignait un état psychologique ou comportemental chez la femme.
L'aphrodisie peut-elle être une circonstance atténuante ?
Sous l'ancien Code pénal, ces 'états' pouvaient être liés à la démence. Aujourd'hui, seule l'altération ou l'abolition du discernement (article 122-1 du Code pénal) est évaluée, sans s'appuyer sur de tels termes vieillis.