📋 À retenir
- Terme de médecine ancienne désignant un remède répulsif.
- Vise à empêcher la concentration de fluides (humeurs) dans une zone précise.
- Agit par une action astringente ou réfrigérante.
Dans l'ancienne médecine, un apocroustique est un remède destiné à repousser ou chasser les humeurs qui s'accumulent dans une partie du corps. Il agit généralement en resserrant les tissus pour prévenir une inflammation ou un gonflement.
Étymologie
Issu du grec ancien apokroustikos, dérivé de apokrouein signifiant « repousser » ou « détourner ».
Exemples d'usage
- L'application d'un linge imbibé de vinaigre sur une ecchymose pour empêcher le sang de s'y fixer.
- L'usage d'onguents astringents pour limiter la formation d'un œdème après un choc.
À ne pas confondre
À la différence du résolutif qui cherche à dissiper l'humeur sur place, l'apocroustique cherche à l'empêcher d'arriver ou à la renvoyer vers l'intérieur du corps. Il s'oppose également à l'attractif, qui attire les fluides vers la surface.
Contexte médical
Bien que désuet, ce terme se retrouve dans les anciennes pharmacopées réglementées par les édits royaux, notamment la Déclaration du Roi du 25 avril 1777 portant création du Collège de pharmacie, qui encadrait la préparation des remèdes simples et composés.
Synonymes
Antonymes
Conseil
Ce terme n'a plus de valeur d'usage dans le droit de la santé actuel. En cas de lecture de vieux contrats ou de textes de loi historiques, l'assimiler à un traitement préventif contre l'inflammation.
Questions fréquentes
Le terme apocroustique est-il encore utilisé par les médecins ?
Non, il appartient au vocabulaire de la théorie des humeurs, abandonnée par la médecine moderne au profit de la physiologie contemporaine.
Où rencontre-t-on ce mot aujourd'hui ?
On le trouve principalement dans la littérature médicale classique (Hippocrate, Galien) ou dans des dictionnaires historiques.
Un apocroustique est-il toujours externe ?
Le plus souvent oui, il s'agissait de topiques (emplâtres, compresses) appliqués localement pour repousser le mal.