Asthénopie

Définition, Synonymes et Étymologie

📋 À retenir

  • Il s'agit d'un trouble fonctionnel réversible par le repos.
  • En droit du travail, elle impose une adaptation de l'ergonomie du poste.
  • Elle peut justifier l'octroi d'équipements de correction spécifiques par l'employeur.

L'asthénopie est un état de fatigue oculaire causé par un effort visuel prolongé ou intense. Elle se manifeste par une sensation de lourdeur, des maux de tête ou une vision temporairement floue.

✎ Étymologie

Dérivé du grec ancien asthenes (faible) et ops (vue), désignant littéralement une faiblesse de la vision.

📖 Exemples d'usage

  • Une sensation de brûlure oculaire après une journée entière de travail sur écran.
  • L'apparition de maux de tête suite à une lecture prolongée sous un éclairage inadapté.
  • Une fatigue visuelle accrue lors de la conduite nocturne sur une longue distance.

⚠ À ne pas confondre

L'asthénopie est une fatigue fonctionnelle passagère, contrairement aux vices de réfraction (myopie, hypermétropie) qui sont des défauts structurels de l'œil, bien que ces derniers puissent favoriser l'asthénopie.

💊 Contexte médical

Articles R4542-17 à R4542-19 du Code du travail, imposant à l'employeur d'organiser une surveillance médicale de la vue pour les salariés travaillant sur écran.

⇆ Synonymes

fatigue oculaire fatigue visuelle surmenage oculaire

↔ Antonymes

confort visuel repos visuel

💡 Conseil

Pour prévenir l'asthénopie au travail, veillez à placer votre écran à une distance de 50 à 70 cm et pratiquez des pauses visuelles régulières en regardant au loin.

❓ Questions fréquentes

L'asthénopie est-elle une maladie professionnelle ?

Non, elle n'est pas inscrite aux tableaux des maladies professionnelles, mais elle est un indicateur de risques liés aux conditions de travail.

L'employeur doit-il prendre en charge les examens visuels ?

Oui, si le travail sur écran est régulier, l'employeur doit assurer un examen des yeux et, si nécessaire, fournir des dispositifs de correction spéciaux.

Quels sont les facteurs aggravants ?

Un mauvais éclairage, une mauvaise distance par rapport à l'écran et l'absence de pauses visuelles régulières.