📋 À retenir
- C'est une complication grave de la ventilation artificielle.
- Le dommage est causé par le recrutement et le dérecrutement incessant des alvéoles.
- La prévention passe par des réglages précis du respirateur, notamment la pression expiratoire positive (PEP).
L'atélectraumatisme est une lésion des poumons causée par un respirateur artificiel. Elle survient lorsque les alvéoles pulmonaires se ferment et se rouvrent brusquement à chaque cycle respiratoire, ce qui finit par fragiliser et abîmer les tissus.
Étymologie
Issu du grec atélês (incomplet), ektasis (extension) et du mot traumatisme. Il désigne littéralement une blessure liée au défaut d'extension permanente des poumons.
Exemples d'usage
- Un patient en réanimation dont les réglages du respirateur ne maintiennent pas une pression d'air suffisante pour garder les poumons ouverts entre deux inspirations.
- L'apparition d'une inflammation pulmonaire sévère suite à une ventilation mécanique prolongée sur des poumons fragilisés par un SDRA (Syndrome de Détresse Respiratoire Aiguë).
À ne pas confondre
Il se distingue du barotraumatisme (causé par une pression trop élevée) et du volutraumatisme (causé par un volume d'air excessif). L'atélectraumatisme est spécifiquement lié au mouvement mécanique répété d'ouverture et de fermeture des parois pulmonaires.
Contexte médical
Article L1142-1 du Code de la santé publique (responsabilité médicale). Il peut être invoqué dans le cadre d'un défaut de soins conformes aux données acquises de la science (recommandations sur la ventilation protectrice).
Synonymes
Antonymes
Conseil
En cas de doute sur la qualité de la prise en charge en réanimation, demandez la copie du dossier médical complet, incluant les feuilles de surveillance des paramètres du respirateur, pour une expertise indépendante.
Questions fréquentes
L'atélectraumatisme est-il une erreur médicale ?
Pas nécessairement. C'est un risque connu de la réanimation. Il devient une faute si les réglages du respirateur sont manifestement contraires aux protocoles de sécurité habituels.
Comment le diagnostique-t-on ?
Par l'observation de la dégradation des échanges gazeux et par l'analyse de l'imagerie médicale (scanner pulmonaire).