Auride

Définition, Synonymes et Étymologie

📋 À retenir

  • Il s'agit d'un accident cutané lié à l'utilisation thérapeutique de l'or.
  • Elle impose généralement l'arrêt immédiat du traitement en cause.
  • La responsabilité du professionnel de santé peut être examinée sous l'angle du devoir d'information sur les effets secondaires.

Une auride est une réaction cutanée imprévue, comme des rougeurs ou des éruptions, provoquée par un traitement médical à base de sels d'or. C'est une forme d'effet secondaire toxique localisé sur la peau.

✎ Étymologie

Le mot est formé sur la racine latine aurum (or) et du suffixe -ide, utilisé en médecine pour désigner certaines manifestations cutanées ou toxidermies liées à une substance précise.

📖 Exemples d'usage

  • Une inflammation cutanée généralisée survenue après une injection de sels d'or pour traiter une polyarthrite.
  • Une desquamation de la peau (exfoliation) apparaissant au cours d'une chrysothérapie.

⚠ À ne pas confondre

L'auride se distingue de l'argyrie (coloration grise due à l'argent) et des toxidermies classiques causées par d'autres médicaments (comme les antibiotiques), car elle est spécifiquement liée à l'accumulation ou à l'intolérance à l'or.

💊 Contexte médical

L'auride entre dans le cadre de la pharmacovigilance et de la responsabilité médicale pour accidents iatrogènes, régie en France par l'article L. 1142-1 du Code de la santé publique.

⇆ Synonymes

toxidermie aurique dermatose aurique

💡 Conseil

Si vous suivez un traitement par sels d'or, signalez toute lésion cutanée à votre médecin sans délai. La conservation des ordonnances et du carnet de suivi est essentielle pour établir un lien de causalité juridique en cas de dommage corporel.

❓ Questions fréquentes

L'auride est-elle fréquente ?

Elle est devenue rare car les traitements par sels d'or (chrysothérapie) sont aujourd'hui remplacés par des biothérapies plus modernes.

L'auride peut-elle donner lieu à une indemnisation ?

Oui, si elle constitue un accident médical grave et anormal, une procédure devant l'ONIAM peut être envisagée.

Quels sont les premiers signes ?

Des démangeaisons ou des plaques rouges inexpliquées durant le traitement rhumatologique.