📋 À retenir
- Désigne une origine interne à l'organisme.
- Élimine quasiment tout risque de rejet immunitaire en cas de greffe.
- Nécessite un consentement éclairé spécifique, même si le patient est son propre donneur.
Se dit d'un tissu, d'une substance ou d'un processus qui provient de l'individu lui-même. Dans le domaine médical, cela désigne une intervention où le donneur et le receveur sont la même personne.
Étymologie
Issu du grec ancien autos (« soi-même ») et genos (« origine » ou « naissance »). Le terme souligne la capacité d'un organisme à produire une ressource par ses propres moyens.
Exemples d'usage
- Une greffe de peau prélevée sur la jambe d'un patient pour soigner une brûlure sur son torse.
- L'entraînement autogène, une technique de relaxation consistant à s'imposer des sensations de calme par l'autosuggestion.
- Le prélèvement autogène de cellules souches pour traiter certaines leucémies.
À ne pas confondre
Il ne faut pas confondre autogène avec allogène (provenant d'un autre individu de la même espèce) ou xénogène (provenant d'une espèce différente). Le terme autologue est souvent utilisé comme synonyme strict dans le langage médical moderne.
Contexte médical
Le régime juridique des prélèvements de tissus ou de cellules à des fins thérapeutiques autogènes est encadré par les articles L1241-1 et suivants du Code de la santé publique, garantissant la sécurité sanitaire et le consentement du patient.
Synonymes
Antonymes
Conseil
En cas d'intervention chirurgicale lourde, interrogez votre praticien sur la possibilité d'une autotransfusion ou d'une greffe autogène pour minimiser les risques infectieux liés aux donneurs tiers.
Questions fréquentes
Quel est l'avantage majeur d'un procédé autogène ?
L'absence de rejet, car le système immunitaire reconnaît les tissus comme appartenant au corps.
Le terme autologue est-il différent ?
Non, en médecine, les termes autogène et autologue sont interchangeables pour désigner une greffe issue du patient lui-même.