📋 À retenir
- Le patient devient le principal acteur de sa propre santé.
- L'autogestion nécessite une collaboration étroite entre le soignant et le soigné.
- Elle vise à améliorer la qualité de vie et à prévenir les complications des maladies de longue durée.
L'autogestion de la santé désigne la capacité d'une personne à prendre en charge activement son bien-être et le suivi de ses pathologies. Elle repose sur l'autonomie du patient, souvent accompagné par des professionnels pour acquérir les compétences nécessaires à son suivi quotidien.
Étymologie
Composé du grec autos (soi-même) et du latin gerere (gérer, administrer). Le concept s'est développé à partir des années 1970 avec l'essor des maladies chroniques et les mouvements de défense des droits des patients.
Exemples d'usage
- Un patient diabétique qui ajuste ses doses d'insuline en fonction de son alimentation et de son activité physique.
- L'utilisation d'applications de suivi pour gérer une pathologie respiratoire chronique.
- La pratique de l'autosurveillance tensionnelle à domicile par un patient hypertendu.
À ne pas confondre
L'autogestion se distingue de l'automédication, qui consiste à prendre un traitement sans avis médical. Elle diffère également de l'éducation thérapeutique, laquelle est le processus d'apprentissage encadré permettant au patient d'accéder à l'autogestion.
Contexte médical
L'article L. 1161-1 du Code de la santé publique encadre l'éducation thérapeutique du patient, socle indispensable à l'autogestion. La loi Kouchner du 4 mars 2002 soutient également l'autonomie du patient dans ses choix de santé.
Synonymes
Antonymes
Conseil
Si vous souhaitez mieux gérer votre santé, n'hésitez pas à demander à votre médecin s'il existe des programmes d'éducation thérapeutique (ETP) adaptés à votre situation.
Questions fréquentes
L'autogestion signifie-t-elle se soigner seul ?
Non, elle s'inscrit dans un parcours de soins coordonné où le patient applique des protocoles validés avec son médecin.
L'autogestion est-elle réservée aux maladies chroniques ?
Prioritairement oui, car elles demandent un suivi constant, mais elle s'applique aussi à la prévention primaire (alimentation, sport).