Autotransfusion

Définition, Synonymes et Étymologie

📋 À retenir

  • Sécurité maximale : aucun risque de rejet immunitaire.
  • Anticipation : nécessite souvent une programmation plusieurs semaines avant l'acte médical.
  • Limitation : n'est pas possible pour toutes les pathologies (ex: infections graves, cancers étendus).

L'autotransfusion est une technique médicale qui permet à un patient de recevoir son propre sang. Le sang est soit prélevé à l'avance, soit récupéré pendant une intervention pour être réinjecté.

✎ Étymologie

Dérivé du préfixe grec autos (soi-même) et du latin transfusio (action de répandre, transvaser). Le terme souligne l'identité entre le donneur et le receveur.

📖 Exemples d'usage

  • Le don autologue différé : le patient dépose son sang quelques semaines avant une chirurgie lourde programmée.
  • La récupération peropératoire : le sang perdu par le patient durant une opération est aspiré, traité par une machine, puis lui est réinjecté en temps réel.

⚠ À ne pas confondre

À l'inverse de la transfusion homologue (sang provenant d'un tiers), l'autotransfusion élimine les risques d'incompatibilité de groupe sanguin et de transmission de virus entre individus.

💊 Contexte médical

L'autotransfusion est encadrée par le Code de la santé publique, notamment les articles L1211-1 et suivants, ainsi que par les règles de sécurité sanitaire et de traçabilité imposées par l'Établissement Français du Sang (EFS).

⇆ Synonymes

transfusion autologue

↔ Antonymes

transfusion homologue transfusion hétérologue

💡 Conseil

Si vous avez une chirurgie programmée, demandez lors de la consultation d'anesthésie si une stratégie d'épargne sanguine ou une autotransfusion est envisageable pour votre cas.

❓ Questions fréquentes

Peut-on imposer une autotransfusion ?

Non, comme tout acte médical, elle nécessite le consentement éclairé du patient, sauf cas d'urgence vitale et impossibilité de recueillir l'avis.

L'autotransfusion est-elle payante ?

En France, elle est prise en charge par l'Assurance Maladie dans le cadre des frais d'hospitalisation ou de soins pré-opératoires.

Est-ce possible en cas d'anémie ?

Généralement non, car le patient doit avoir un taux d'hémoglobine suffisant pour supporter les prélèvements préalables.