📋 À retenir
- Qualifie une voix inintelligible ou sourde.
- Terme rare, principalement rencontré dans des textes médicaux ou expertises anciennes.
- Implique des mesures d'adaptation procédurale pour garantir l'accès au juge.
L'azaphie désigne une voix confuse, étouffée ou manquant de clarté, rendant la parole difficilement compréhensible. Ce terme médical ancien est généralement lié à une anomalie physique des organes de la parole.
Étymologie
Emprunté au grec ancien azaphia (« obscurité », « incertitude »), composé du préfixe privatif a- et de saphès (« clair »).
Exemples d'usage
- L'audition d'un témoin dont l'azaphie nécessite l'assistance d'un tiers pour la transcription des débats.
- La description médicale d'une azaphie consécutive à une fracture de la mâchoire dans un rapport d'expertise.
À ne pas confondre
L'azaphie se distingue de l'aphonie (perte totale de la voix) et de la dysphonie (altération du timbre). Elle cible spécifiquement l'aspect « obscur » et inintelligible du message sonore plutôt que son absence.
Contexte médical
Articles 407 et 802 du Code de procédure pénale (relatifs à l'assistance des personnes souffrant de troubles de l'élocution ou du langage devant la justice). Nomenclature Dintilhac pour l'évaluation des préjudices extra-patrimoniaux.
Synonymes
Antonymes
Conseil
Face à un justiciable souffrant d'azaphie, il est recommandé de doubler l'audition orale par un support écrit ou de solliciter un expert en phoniatrie pour garantir l'exactitude de la retranscription juridique.
Questions fréquentes
L'azaphie peut-elle justifier l'annulation d'un procès-verbal ?
Non, tant que la substance des propos a pu être recueillie fidèlement, par écrit ou via un interprète.
Est-ce un handicap reconnu ?
S'il entraîne une barrière de communication durable, ce trouble peut entrer dans l'évaluation du handicap ou du préjudice corporel.
Un juge peut-il refuser d'entendre une personne atteinte d'azaphie ?
Non, le juge doit mettre en œuvre les moyens nécessaires (expert, écrit, interprète) pour recueillir la parole du justiciable.