📋 À retenir
- Premier médicament historique contre le SIDA (autorisé en 1987).
- Nécessite une prescription médicale obligatoire et une surveillance biologique.
- Utilisé aujourd'hui principalement en association avec d'autres molécules.
L'azidothymidine, plus connue sous le sigle AZT, est le premier médicament antirétroviral à avoir été autorisé pour traiter l'infection par le VIH. Elle appartient à la famille des inhibiteurs nucléosidiques de la transcriptase inverse.
Étymologie
Mot composé de azido- (indiquant la présence d'un groupement azide) et de thymidine (un nucléoside constituant de l'ADN).
Exemples d'usage
- Utilisation dans le cadre d'une trithérapie pour stabiliser la charge virale d'un patient.
- Administration prophylactique pour réduire les risques de transmission du virus de la mère à l'enfant lors de l'accouchement.
À ne pas confondre
À ne pas confondre avec les inhibiteurs de protéase ou les antiviraux à action directe utilisés pour d'autres virus comme l'hépatite C. L'AZT cible spécifiquement le mécanisme de réplication des rétrovirus.
Contexte médical
L'AZT est une substance vénéneuse inscrite sur la liste I des médicaments. Son cadre juridique repose sur l'article L.5121-8 du Code de la santé publique relatif à l'Autorisation de Mise sur le Marché (AMM).
En pratique
D'un point de vue du droit des brevets, l'affaire Burroughs Wellcome Co. v. Barr Laboratories, Inc. a marqué l'histoire juridique en confirmant la validité des brevets sur l'application thérapeutique de l'AZT contre le SIDA, malgré des contestations sur l'identité des véritables inventeurs.
Synonymes
Conseil
En raison des risques d'anémie ou de toxicité hépatique, le patient sous azidothymidine doit impérativement respecter le calendrier des analyses de sang prescrit par son médecin.
Questions fréquentes
L'azidothymidine est-elle encore utilisée aujourd'hui ?
Oui, mais elle est rarement utilisée seule. Elle entre généralement dans la composition de combinaisons fixes (bi-thérapies ou tri-thérapies).
L'AZT peut-elle être délivrée sans ordonnance ?
Non, en raison de sa toxicité potentielle et de son statut de médicament de liste I, elle nécessite une prescription médicale stricte.