📋 À retenir
- C'est le résultat de la mastication et de l'insalivation.
- Il est essentiel pour une déglutition sécurisée.
- Sa consistance est un enjeu de sécurité pour les personnes âgées ou handicapées.
Le bol alimentaire désigne la masse de nourriture mâchée et imprégnée de salive qui est prête à être avalée. C'est l'état des aliments juste avant leur passage de la bouche vers l'œsophage.
Étymologie
Vient du latin bolus signifiant « morceau » ou « bouchée », lui-même issu du grec ancien bolos qui désigne une motte ou un jet.
Exemples d'usage
- La formation du bol alimentaire lors d'un repas normal.
- L'analyse du bol alimentaire par un médecin légiste pour estimer le délai écoulé depuis le dernier repas.
- L'adaptation de la texture du bol alimentaire pour des patients souffrant de troubles de la déglutition.
À ne pas confondre
Il ne faut pas le confondre avec le chyme (bouillie acide sortant de l'estomac) ni avec le chyle (liquide contenu dans l'intestin grêle après la digestion).
Contexte médical
Bien que biologique, ce terme apparaît en droit de la santé et de la responsabilité médicale, notamment via l'article L1142-1 du Code de la santé publique concernant la sécurité des soins et la prévention des risques de fausse route.
En pratique
La jurisprudence traite souvent du bol alimentaire dans les dossiers de responsabilité des établissements de santé (EHPAD) lorsqu'un défaut de surveillance ou une texture inadaptée du bol alimentaire entraîne un étouffement (fausse route) d'un patient vulnérable.
Synonymes
Antonymes
Conseil
En cas de troubles de la déglutition, veillez à ce que le bol alimentaire soit homogène et suivez les préconisations médicales sur les textures (lisse, haché) pour éviter tout risque juridique ou vital lié à une fausse route.
Questions fréquentes
Quelle est l'importance du bol alimentaire en médecine légale ?
Son état d'avancement dans le tube digestif aide à déterminer l'heure du décès lors d'une autopsie.
Un défaut de préparation du bol alimentaire peut-il engager une responsabilité ?
Oui, si un établissement de soins sert des aliments dont la texture n'est pas adaptée aux capacités d'un patient, provoquant un accident.