📋 À retenir
- C'est un symptôme clinique et non une maladie en soi.
- Elle impacte directement la validité du consentement juridique.
- Elle nécessite une évaluation médicale pour déterminer l'origine de l'altération mentale.
La cacolalie est un trouble du langage qui se traduit par une syntaxe déformée, l'emploi de mots pour d'autres ou l'invention de termes nouveaux. Elle est souvent le signe d'une pathologie neurologique ou d'un trouble psychiatrique sévère.
Étymologie
Dérivé du grec ancien kakos (« mauvais ») et lalia (« parole », « bavardage »).
Exemples d'usage
- Un patient qui remplace systématiquement les noms d'objets usuels par des termes inventés (néologismes).
- Une construction de phrases totalement dépourvue de logique grammaticale rendant le discours incompréhensible.
À ne pas confondre
Elle se distingue de la coprolalie, qui consiste à proférer involontairement des mots obscènes, et de la glossolalie, qui est un langage imaginaire sans structure syntaxique.
Contexte médical
Articles 414-1 et 901 du Code civil relatifs à l'insanité d'esprit ; article 122-1 du Code pénal concernant le discernement au moment des faits.
En pratique
La cacolalie peut être citée dans les rapports d'expertise psychiatrique pour étayer l'annulation d'un testament ou d'une donation pour altération des facultés mentales du disposant.
Synonymes
Antonymes
Conseil
Si un proche présente ces troubles lors de la rédaction d'actes importants, il est impératif de faire constater son état par un médecin inscrit sur la liste du Procureur afin de sécuriser ou de contester les engagements pris.
Questions fréquentes
La cacolalie rend-elle automatiquement un acte nul ?
Non, elle constitue un indice d'insanité d'esprit qui doit être corroboré par une expertise médicale prouvant l'absence de discernement au moment de l'acte.
Est-ce la même chose que l'aphasie ?
L'aphasie est un terme général pour la perte du langage, tandis que la cacolalie désigne spécifiquement la production d'un langage altéré ou incorrect.
Peut-on être pénalement responsable en étant atteint de cacolalie ?
Tout dépend de si le trouble a aboli ou seulement altéré le discernement selon l'article 122-1 du Code pénal.