📋 À retenir
- Assure le drainage des larmes vers le nez.
- Sa lésion peut entraîner un larmoiement permanent (épiphora).
- Point de vigilance majeur en chirurgie maxillo-faciale.
Le canal naso-lacrymal est un petit conduit osseux qui permet l'évacuation des larmes de l'œil vers les fosses nasales. Il évite que le liquide lacrymal ne déborde en permanence sur le visage.
Étymologie
Composé du latin nasus (nez) et lacryma (larme), désignant le passage anatomique entre l'appareil oculaire et l'appareil respiratoire.
Exemples d'usage
- Obstruction du canal chez le nourrisson entraînant une infection locale.
- Section accidentelle du canal lors d'une chirurgie esthétique du nez (rhinoplastie).
- Compression du canal par une tumeur des sinus.
À ne pas confondre
Il faut distinguer le canal osseux (la paroi rigide) du conduit membraneux (la muqueuse souple située à l'intérieur). En droit médical, cette précision peut être cruciale lors d'une expertise pour localiser une lésion.
Contexte médical
Articles L1142-1 et suivants du Code de la santé publique (responsabilité médicale). Normes de nomenclature anatomique internationale.
En pratique
La jurisprudence médicale traite ce terme lors de litiges relatifs à des complications post-opératoires en chirurgie ORL ou ophtalmologique, notamment pour déterminer s'il y a eu un manquement au devoir d'information sur les risques de l'intervention.
Synonymes
Conseil
Si vous souffrez d'un larmoiement excessif après une intervention faciale, demandez une dacryoscanner pour vérifier l'intégrité de ce canal avant toute démarche juridique.
Questions fréquentes
Une lésion du canal naso-lacrymal est-elle une faute médicale ?
Pas automatiquement. Il peut s'agir d'un aléa thérapeutique. La faute est retenue si une maladresse technique ou un défaut d'information est prouvé.
Qui intervient sur ce canal ?
Principalement les ophtalmologues et les chirurgiens ORL.