📋 À retenir
- Qualifie un processus générant un cancer.
- Terme très rare, souvent remplacé par « cancérogènement ».
- Induit une responsabilité juridique renforcée pour les employeurs en cas d'exposition.
Désigne une action ou un processus qui provoque l'apparition ou le développement d'un cancer. Cet adverbe qualifie la manière dont une substance ou un agent extérieur influe sur l'organisme pour induire une pathologie tumorale.
Étymologie
Dérivé de l'adjectif « cancérigène », lui-même formé du latin cancer (crabe, chancre) et du suffixe grec -genês (qui produit), associé au suffixe adverbial -ment.
Exemples d'usage
- Une substance chimique qui interagit cancérigènement avec l'ADN des cellules.
- L'exposition prolongée aux rayons UV peut agir cancérigènement sur l'épiderme.
À ne pas confondre
Le terme « cancérogènement » est scientifiquement plus fréquent et souvent préféré par les instances de santé publique (OMS) pour désigner ce qui favorise l'apparition d'un cancer.
Contexte médical
Articles L4412-1 et suivants du Code du travail (prévention des risques chimiques) ; Règlement européen REACH (classification des substances CMR : Cancérogènes, Mutagènes, Reprotoxiques).
En pratique
La jurisprudence relative aux maladies professionnelles reconnaît le lien de causalité entre l'exposition à des agents agissant cancérigènement (comme l'amiante ou les poussières de bois) et le préjudice de santé du travailleur.
Synonymes
Conseil
En cas d'exposition suspectée en milieu professionnel, demandez la Fiche de Données de Sécurité (FDS) des produits utilisés pour vérifier les mentions de danger H350 ou H351.
Questions fréquentes
Le terme est-il utilisé dans les textes de loi ?
Non, le législateur utilise généralement l'adjectif 'cancérogène' ou la catégorie 'substances CMR' plutôt que l'adverbe.
Quelle est la différence avec cancérogène ?
Il n'y a pas de différence de sens, mais 'cancérogène' est la norme technique et médicale actuelle.
Un produit agissant cancérigènement est-il interdit ?
Il peut être autorisé sous conditions strictes, mais sa substitution par un produit moins dangereux est une obligation légale pour l'employeur.