📋 À retenir
- Technique médicale aujourd'hui considérée comme obsolète dans la pratique courante.
- Utilisait le CO2 comme un stimulant naturel pour forcer l'organisme à respirer.
- Remplacée par des techniques de ventilation mécanique et d'oxygénation plus précises.
La carbogénothérapie est un ancien traitement médical qui consistait à faire respirer au patient un mélange d'oxygène et de gaz carbonique. Cette méthode visait principalement à stimuler le centre de commande de la respiration dans le cerveau pour traiter une défaillance respiratoire.
Étymologie
Formé à partir de « carbogène » (mélange gazeux de carbone et d'oxygène) et du suffixe grec therapeia signifiant soin ou cure.
Exemples d'usage
- Réanimation de nouveau-nés en état d'asphyxie au début du XXe siècle.
- Traitement d'urgence lors d'intoxications sévères au monoxyde de carbone ou à certains psychotropes.
- Tentative de stimulation respiratoire chez des patients après une noyade.
À ne pas confondre
Elle se distingue de l'oxygénothérapie classique, qui n'administre que de l'oxygène pur, et de la carboxythérapie, qui consiste à injecter du dioxyde de carbone sous la peau à des fins esthétiques ou vasculaires.
Synonymes
Questions fréquentes
Pourquoi ajoutait-on du dioxyde de carbone ?
Le CO2 est le principal signal chimique qui indique au cerveau de déclencher une inspiration. En inhaler de faibles doses force les poumons à travailler davantage.
Quels étaient les risques de cette pratique ?
Le principal danger était l'acidose (une acidification excessive du sang) si le dosage ou la durée d'exposition n'étaient pas parfaitement maîtrisés.
Le carbogène est-il encore utilisé ?
Il reste parfois utilisé dans des contextes très spécifiques en ophtalmologie ou en recherche, mais n'est plus la norme en réanimation d'urgence.