📋 À retenir
- Le caillot provient exclusivement du cœur.
- La fibrillation atriale est la cause la plus fréquente.
- Le risque juridique majeur réside dans le défaut de prévention (traitement anticoagulant).
Qualifie un accident médical, souvent un AVC, déclenché par un caillot de sang formé dans le cœur. Ce caillot voyage dans le flux sanguin jusqu'à boucher une artère à distance.
Étymologie
Composé du grec kardia (cœur) et embolos (ce qui s'insère, bouchon), désignant une obstruction d'origine cardiaque.
Exemples d'usage
- Un accident vasculaire cérébral (AVC) provoqué par une fibrillation auriculaire.
- Une occlusion artérielle d'un membre due à un débris provenant d'une valve cardiaque infectée.
À ne pas confondre
Se distingue de l'origine athéromateuse, où l'obstruction provient d'une plaque de cholestérol située directement dans la paroi de l'artère, et non du cœur.
Contexte médical
Article L1142-1 du Code de la santé publique (responsabilité des professionnels de santé). Recommandations de la Haute Autorité de Santé (HAS) sur la prévention des risques thromboemboliques.
En pratique
La responsabilité médicale peut être engagée en cas de défaut de prescription d'anticoagulants face à une pathologie cardiaque connue pour son risque cardioembolique, constituant une perte de chance d'éviter l'accident.
Synonymes
Antonymes
Conseil
En cas de procédure d'expertise médicale, demandez systématiquement si le bilan cardiaque initial était complet et conforme aux données acquises de la science pour prévenir ce risque.
Questions fréquentes
Pourquoi ce terme est-il important en droit médical ?
Car il permet de déterminer l'origine de la pathologie et de vérifier si les protocoles de prévention obligatoire ont été suivis.
Un AVC cardioembolique est-il toujours évitable ?
Non, mais le médecin doit prouver qu'il a mis en œuvre les moyens nécessaires pour réduire ce risque connu.