📋 À retenir
- Douleur neuropathique sévère causée par une lésion d'un nerf.
- Symptôme dominant : sensation de brûlure intense.
- Nécessite une expertise médicale précise pour évaluer le taux d'incapacité.
La causalgie est une douleur chronique intense, comparable à une brûlure permanente, qui apparaît suite à la blessure d'un nerf. Elle se manifeste par une sensibilité extrême et des modifications visibles de la peau (rougeur, transpiration) sur la zone touchée.
Étymologie
Emprunté au grec kausis (« brûlure ») et algos (« douleur »). Le terme a été créé au XIXe siècle pour décrire les douleurs nerveuses persistantes chez les soldats blessés par balle.
Exemples d'usage
- Une douleur brûlante persistante dans la main après une section accidentelle du nerf médian lors d'une chirurgie.
- Une hypersensibilité cutanée invalidante suite à un écrasement du nerf sciatique lors d'un accident de la route.
À ne pas confondre
Elle correspond aujourd'hui au Syndrome Douloureux Régional Complexe (SDRC) de type II. On la distingue du SDRC de type I (ancienne algodystrophie), car la causalgie nécessite obligatoirement une lésion nerveuse initiale identifiée.
Contexte médical
Articles L1142-1 et suivants du Code de la santé publique (responsabilité médicale). Nomenclature Dintilhac pour l'indemnisation des victimes de dommages corporels.
En pratique
Les tribunaux reconnaissent la causalgie comme un préjudice indemnisable, notamment au titre des souffrances endurées et du déficit fonctionnel permanent, dès lors qu'un lien de causalité est établi avec un acte médical ou un accident.
Synonymes
Antonymes
Conseil
En cas de causalgie après une opération, demandez immédiatement votre dossier médical complet et sollicitez une expertise auprès d'un neurologue pour documenter précisément l'origine de la douleur.
Questions fréquentes
La causalgie est-elle reconnue comme un handicap ?
Oui, si elle entraîne un déficit fonctionnel permanent, elle est évaluée par un médecin expert pour déterminer un taux d'incapacité.
Comment prouver une causalgie en justice ?
La preuve repose sur le dossier médical, les rapports neurologiques et souvent un électromyogramme (EMG) montrant la lésion du nerf.