📋 À retenir
- C'est un phénomène biologique naturel qui échappe souvent au contrôle du praticien.
- Elle constitue un risque thérapeutique dont le patient doit être informé avant le début des soins.
- L'inefficacité du traitement peut justifier un changement de stratégie médicale ou l'accès à des soins palliatifs.
La chimiorésistance est la capacité de cellules (notamment cancéreuses) ou de micro-organismes à résister aux effets d'un traitement chimique. Cela signifie que les médicaments censés détruire la pathologie deviennent inefficaces.
Étymologie
Formé du préfixe « chimio- », issu du grec khēmeia (chimie), et du mot « résistance », provenant du latin resistere (faire face, s'arrêter).
Exemples d'usage
- Une tumeur qui recommence à croître malgré l'administration continue du protocole de chimiothérapie.
- Le développement de mutations génétiques par des cellules malignes pour rejeter les agents toxiques du traitement.
À ne pas confondre
Il faut distinguer la chimiorésistance acquise (qui apparaît durant le traitement) de la chimiorésistance primaire (présente avant même le début des soins). Elle diffère aussi de l'antibiorésistance, qui cible spécifiquement la résistance des bactéries aux antibiotiques.
Contexte médical
Articles L1111-2 (devoir d'information) et L1142-1 (responsabilité médicale) du Code de la santé publique.
En pratique
La jurisprudence considère généralement que l'échec thérapeutique lié à une résistance biologique n'est pas une faute, car le médecin est soumis à une obligation de moyens et non de résultat. Cependant, la responsabilité peut être engagée si le médecin n'a pas réagi promptement à l'inefficacité constatée du traitement.
Synonymes
Antonymes
Conseil
Si vous constatez une absence d'amélioration, demandez une explication précise sur les protocoles de suivi et, si nécessaire, un second avis médical pour vérifier si le traitement actuel reste la meilleure option au regard des dernières données scientifiques.
Questions fréquentes
Peut-on être indemnisé en cas de chimiorésistance ?
Seulement si l'échec est dû à une erreur de dosage, un mauvais choix de molécule ou un retard fautif dans l'adaptation du traitement.
Est-ce un aléa thérapeutique ?
Oui, si la résistance survient malgré une prise en charge conforme aux règles de l'art, elle peut être qualifiée d'aléa thérapeutique.
Le médecin est-il responsable si le cancer progresse ?
Le médecin n'est pas responsable de l'évolution naturelle de la maladie, sauf s'il a commis une négligence dans le suivi du patient.
Le patient doit-il être prévenu de ce risque ?
Oui, l'information sur les risques d'échec fait partie intégrante du consentement éclairé.