📋 À retenir
- Il s'agit d'une phobie spécifique reconnue par les manuels de psychiatrie.
- L'angoisse est souvent liée à la peur d'être bloqué, de glisser ou de mourir de froid.
- Elle peut faire l'objet d'un traitement thérapeutique efficace (TCC).
La chionophobie est une peur intense, irrationnelle et persistante de la neige. Elle se manifeste par une angoisse profonde à la vue de flocons ou à l'idée d'être confronté à un paysage enneigé.
Étymologie
Dérivé du grec ancien chiōn (neige) et de phobos (peur, effroi).
Exemples d'usage
- Une personne incapable de sortir de chez elle dès l'annonce de chutes de neige à la météo.
- Le déclenchement d'une attaque de panique lors d'un séjour en montagne.
À ne pas confondre
Elle se distingue de la cryophobie (peur du froid) et de la pagophobie (peur de la glace ou du givre), bien que ces craintes puissent coexister.
Contexte médical
Sur le plan juridique, cette pathologie peut être prise en compte dans l'évaluation d'une inaptitude au travail par la médecine du travail, ou faire l'objet d'une reconnaissance de handicap auprès de la MDPH si elle entrave gravement l'autonomie.
Synonymes
Antonymes
Conseil
En cas de retentissement sur votre activité professionnelle, sollicitez un avis médical pour envisager des aménagements de poste temporaires ou une thérapie adaptée.
Questions fréquentes
La chionophobie peut-elle être reconnue comme handicap ?
Si la pathologie est documentée par des experts médicaux et qu'elle empêche toute vie sociale ou professionnelle, elle peut contribuer à un dossier de reconnaissance de handicap.
Existe-t-il un lien avec des traumatismes ?
Oui, elle peut résulter d'un accident passé lié à la neige ou au verglas.
Comment se soigne-t-elle ?
Principalement par des thérapies cognitives et comportementales (TCC) visant une exposition graduelle.