📋 À retenir
- Terme médical et vétérinaire tombé en désuétude.
- Désigne l'usage d'un sédatif historique, l'hydrate de chloral.
- L'acte peut être constitutif d'un crime ou d'un délit s'il est pratiqué sans cadre légal ou consentement.
Action d'administrer du chloral (un puissant sédatif) à une personne ou un animal. Dans un contexte moderne, cela désigne souvent le fait d'endormir quelqu'un, parfois à son insu, avec une substance chimique.
Étymologie
Dérivé de chloral, mot créé en 1832 par le chimiste Justus von Liebig à partir de chlor- (chlore) et al- (alcool).
Exemples d'usage
- L'utilisation historique du chloral pour calmer des patients en psychiatrie.
- L'administration d'un sédatif dans une boisson pour faciliter une agression (contexte criminel).
À ne pas confondre
À ne pas confondre avec l'anesthésie, qui est un acte médical encadré. La chloralisation a une connotation plus rudimentaire, vieillie ou malveillante.
Contexte médical
L'administration de substances de ce type sans consentement relève de l'article 222-15 du Code pénal (administration de substances nuisibles) ou de l'article 221-5 (empoisonnement) si l'intention de donner la mort est prouvée.
Synonymes
Antonymes
Conseil
Si vous soupçonnez avoir été victime d'une soumission chimique, consultez immédiatement les urgences pour un dépistage toxicologique et déposez plainte.
Questions fréquentes
Le chloral est-il toujours utilisé en médecine ?
Il est aujourd'hui quasi totalement remplacé par des molécules plus sûres comme les benzodiazépines.
Quelle est la peine pour avoir administré une substance à l'insu d'autrui ?
L'administration de substances nuisibles est punie de peines allant de 3 à 15 ans d'emprisonnement selon la gravité des séquelles.