📋 À retenir
- Événement soudain causé par un écart de température majeur.
- Risque vital immédiat par défaillance circulatoire ou respiratoire.
- Obligation de prévention pour les employeurs et gestionnaires de lieux publics.
Le choc thermique est une réaction brutale de l'organisme face à un changement soudain et important de température. Ce stress physiologique peut provoquer des malaises graves, voire un arrêt cardiaque, en raison de l'incapacité du corps à s'adapter instantanément.
Étymologie
Composé de choc (du français médiéval signifiant heurter) et de thermique (du grec thermos, la chaleur). L'expression illustre la violence de l'agression thermique sur le métabolisme.
Exemples d'usage
- L'hydrocution lors d'un plongeon dans une eau froide après une exposition prolongée au soleil.
- Le passage immédiat d'un environnement chauffé à une chambre froide industrielle sans équipement de protection.
À ne pas confondre
Il se distingue de l'insolation ou de l'hypothermie par son caractère instantané. Contrairement à une pathologie de longue exposition, le choc thermique est un événement accidentel lié à une transition thermique violente.
Contexte médical
Articles R4223-7 à R4223-15 du Code du travail concernant l'exposition aux températures extrêmes. Les articles 1240 et suivants du Code civil s'appliquent en cas de responsabilité pour faute (défaut de signalisation ou de sécurité).
En pratique
La jurisprudence reconnaît régulièrement la qualification d'accident du travail pour des chocs thermiques survenus lors de l'exécution du contrat, notamment lorsque l'employeur a manqué à son obligation de sécurité en ne fournissant pas de vêtements adaptés.
Synonymes
Antonymes
Conseil
En cas de forte chaleur, mouillez-vous la nuque et le thorax avant toute immersion et évitez les efforts physiques intenses lors de transitions thermiques brutales.
Questions fréquentes
L'hydrocution est-elle un choc thermique ?
Oui, c'est la forme la plus courante de choc thermique, déclenchée par l'immersion rapide dans l'eau froide.
Un employeur est-il responsable en cas de choc thermique ?
Oui, si l'organisation du travail ou l'absence d'équipement de protection a favorisé l'accident thermique.
Comment prévenir ce risque ?
Par une acclimatation progressive et l'utilisation de zones de transition thermique.