📋 À retenir
- Le choc est une urgence vitale dont la survenance nécessite une réaction immédiate des soignants.
- Il peut être qualifié d'aléa thérapeutique (accident médical non fautif) s'il était imprévisible.
- L'indemnisation des séquelles dépend de l'expertise médicale déterminant le lien de causalité avec l'acte médical.
Le choc est une défaillance grave et soudaine de la circulation sanguine qui empêche l'oxygénation des organes vitaux. En droit de la santé, il s'agit d'une complication majeure pouvant survenir lors d'un acte médical, d'une infection ou d'un traumatisme.
Étymologie
Issu du verbe « choquer », d'origine onomatopéique évoquant un impact brutal, le terme a été transposé au domaine médical pour désigner un effondrement soudain des fonctions vitales.
Exemples d'usage
- Choc anaphylactique : réaction allergique foudroyante après l'injection d'un produit de contraste.
- Choc septique : défaillance circulatoire liée à une infection grave (souvent discuté en cas d'infection nosocomiale).
- Choc hémorragique : perte massive de sang suite à une erreur technique lors d'une chirurgie.
À ne pas confondre
À distinguer du choc psychologique, qui relève du préjudice moral, et du simple malaise, lequel ne présente pas de risque de défaillance organique profonde immédiate.
Contexte médical
Article L1142-1 du Code de la santé publique (régime de responsabilité médicale) et nomenclature Dintilhac pour l'évaluation des préjudices corporels.
En pratique
La jurisprudence retient régulièrement la responsabilité de l'anesthésiste ou du chirurgien en cas de choc anaphylactique si l'interrogatoire préalable sur les allergies connues du patient n'a pas été réalisé ou documenté.
Synonymes
Antonymes
Conseil
En cas de survenance d'un état de choc lors d'une hospitalisation, il est recommandé de demander la communication intégrale du dossier médical pour vérifier la traçabilité de la surveillance tensionnelle et des traitements administrés.
Questions fréquentes
Un choc post-opératoire est-il toujours considéré comme une faute ?
Non, il peut s'agir d'un risque inhérent à l'intervention. La faute est retenue si la surveillance a été insuffisante ou si les signes précurseurs ont été ignorés.
Qui indemnise les conséquences d'un choc médical sans faute ?
Si le choc entraîne des séquelles graves, l'ONIAM (Office National d'Indemnisation des Accidents Médicaux) peut intervenir au titre de la solidarité nationale.