Clonus

Définition, Synonymes et Étymologie

📋 À retenir

  • C'est un signe clinique objectif d'une atteinte de la voie pyramidale (système nerveux).
  • Sa recherche est systématique lors des expertises médicales post-accidentelles.
  • Il est souvent le signe d'une spasticité associée à une lésion médullaire ou cérébrale.

Le clonus est une réaction musculaire involontaire caractérisée par une série de secousses rapides et rythmées. Il se manifeste lorsqu'un muscle est étiré brusquement, signalant généralement un trouble du système nerveux central.

✎ Étymologie

Emprunté au grec ancien klonos, qui signifie « agitation », « mouvement désordonné » ou « tumulte ».

📖 Exemples d'usage

  • Le déclenchement d'une série de battements de la cheville lorsque le médecin relève brusquement le pied du patient lors d'un examen.
  • Des secousses saccadées du genou observées lors de l'étude des réflexes après un traumatisme crânien.

⚠ À ne pas confondre

Il diffère des fasciculations (contractions brèves de fibres musculaires sans mouvement de l'articulation) et des myoclonies (contractions soudaines pouvant survenir sans étirement préalable).

💊 Contexte médical

Ce signe clinique intervient dans l'évaluation du Déficit Fonctionnel Permanent (DFP). Il est pris en compte par les experts médicaux pour quantifier l'atteinte neurologique selon les barèmes de capitalisation du dommage corporel.

⇆ Synonymes

trépidation épileptoïde secousse clonique

↔ Antonymes

réflexe normal hyporéflexie

💡 Conseil

Si un rapport d'expertise mentionne un 'clonus inépuisable', cela traduit une atteinte neurologique sérieuse. Assurez-vous que l'indemnisation proposée tient compte de la gravité de cette séquelle motrice.

❓ Questions fréquentes

Le clonus est-il douloureux ?

Le mouvement lui-même n'est pas forcément douloureux, mais il témoigne d'une pathologie nerveuse qui peut engendrer des raideurs ou des inconforts.

Quelle est son utilité pour un avocat ?

Il permet d'objectiver une lésion neurologique que le patient ne peut pas simuler, renforçant la preuve du préjudice corporel.