📋 À retenir
- Désigne une preuve médicale qui en renforce une autre.
- Participe à la formation d'un faisceau d'indices concordants.
- Est essentiel pour limiter le risque d'erreur de diagnostic.
Qualifie un élément médical (symptôme, résultat d'examen) qui, s'ajoutant à d'autres, permet d'orienter avec plus de certitude vers un diagnostic précis ou de justifier un traitement particulier.
Étymologie
Composé du préfixe latin co- (ensemble) et du verbe indicare (montrer, désigner). Le terme souligne l'idée d'un faisceau d'indices convergents.
Exemples d'usage
- Une forte fièvre associée à une raideur de la nuque sont des signes co-indicants d'une méningite.
- Une imagerie médicale et un test biologique positif peuvent être co-indicants pour décider d'une intervention chirurgicale.
À ne pas confondre
À la différence d'un signe pathognomonique (qui suffit à lui seul à établir un diagnostic), un signe co-indicant nécessite d'être complété par d'autres observations pour être concluant.
Contexte médical
En droit de la santé, la notion de convergence des indices se rattache à l'obligation de moyens du médecin (article L1110-5 du Code de la santé publique). Le praticien doit utiliser tous les éléments co-indicants à sa disposition pour établir un diagnostic sérieux.
Synonymes
Antonymes
Conseil
Lorsqu'un médecin propose un traitement lourd, n'hésitez pas à demander quels sont les différents signes co-indicants qui justifient cette décision afin de bien comprendre le faisceau d'indices retenu.
Questions fréquentes
Le caractère co-indicant d'un examen est-il obligatoire pour traiter ?
Non, mais la présence de plusieurs éléments co-indicants sécurise la décision médicale et protège le praticien contre le grief d'imprudence.
Un patient peut-il contester un diagnostic basé sur un seul élément non co-indiqué ?
Oui, si les protocoles médicaux exigent normalement un faisceau de preuves (plusieurs signes co-indicants) avant de poser un diagnostic définitif.