📋 À retenir
- C'est une procédure médicale temporaire et réversible.
- L'objectif est d'assurer la survie du patient en protégeant ses fonctions vitales.
- La décision médicale doit respecter la volonté du patient (directives anticipées) ou consulter la personne de confiance.
Le coma artificiel est une suspension de la conscience provoquée volontairement par des médecins à l'aide de médicaments sédatifs. Il permet de mettre le cerveau ou l'organisme au repos pour faciliter la guérison après un traumatisme grave ou une intervention lourde.
Étymologie
Le mot coma vient du grec ancien kôma, signifiant « sommeil profond ». L'adjectif « artificiel » dérive du latin artificialis, désignant ce qui est produit par l'art ou la main de l'homme, par opposition à un état naturel ou pathologique.
Exemples d'usage
- Mise au repos du cerveau après un traumatisme crânien sévère pour réduire la pression intracrânienne.
- Assistance respiratoire par ventilation mécanique lors d'une détresse pulmonaire grave.
- Gestion de la douleur extrême après une chirurgie complexe ou de grandes brûlures.
À ne pas confondre
À la différence du coma naturel (accidentel ou pathologique), le coma artificiel est réversible et contrôlé. Il se distingue aussi de l'anesthésie générale par sa durée, souvent plus longue, et son objectif de stabilisation en réanimation plutôt que de simple confort opératoire.
Contexte médical
Articles L1110-5 à L1110-5-3 du Code de la santé publique (droits des malades et fin de vie). Loi du 2 février 2016 dite Loi Claeys-Leonetti concernant la sédation profonde et continue.
En pratique
L'arrêt Lambert (Conseil d'État, 24 juin 2014) a précisé les conditions de l'arrêt des soins et de la sédation pour les patients hors d'état d'exprimer leur volonté, en lien avec le refus de l'obstination déraisonnable.
Synonymes
Antonymes
Conseil
Pensez à désigner officiellement une personne de confiance. En cas de mise en coma artificiel, c'est elle qui sera l'interlocuteur privilégié des médecins pour témoigner de vos volontés.
Questions fréquentes
Le patient peut-il ressentir de la douleur ?
Non, les protocoles associent des sédatifs et des antalgiques puissants pour supprimer toute perception douloureuse.
Est-ce une forme d'euthanasie ?
Absolument pas. Son but est thérapeutique ou protecteur, visant la guérison, contrairement à l'euthanasie qui vise à provoquer la mort.
Comment se passe le réveil ?
Il se fait progressivement par diminution des doses médicamenteuses, sous surveillance constante des fonctions neurologiques.