📋 À retenir
- Vise à améliorer la tolérance du patient vis-à-vis d'un traitement.
- Ne doit jamais neutraliser ou altérer l'efficacité du principe actif.
- Relève du savoir-faire galénique du pharmacien ou de l'industrie pharmaceutique.
La correction consiste à ajouter une substance secondaire, appelée correctif, à une préparation médicinale. Son but est d'adoucir un goût désagréable ou d'atténuer des effets secondaires indésirables sans modifier l'action thérapeutique principale du médicament.
Étymologie
Issu du latin correctio, dérivé de corrigere signifiant « redresser » ou « rendre droit ». En pharmacie ancienne, il s'agissait de « rectifier » le tempérament jugé trop violent d'une plante ou d'un minéral.
Exemples d'usage
- L'ajout d'arôme de menthe pour masquer l'amertume d'une solution orale.
- L'adjonction d'un agent protecteur gastrique dans une formulation pour limiter l'irritation de l'estomac.
- L'utilisation d'un excipient spécifique pour stabiliser le pH d'une préparation injectable.
À ne pas confondre
À ne pas confondre avec la potentialisation, qui vise à augmenter l'effet d'une substance, ni avec l'excipient, qui est une base neutre servant de véhicule au principe actif sans nécessairement viser une atténuation d'effets négatifs.
Contexte médical
La formulation des médicaments est encadrée par le Code de la santé publique (notamment les articles L5111-1 et suivants) et les normes de la Pharmacopée française, qui définissent les critères de pureté et les méthodes de préparation autorisées.
Synonymes
Antonymes
Conseil
Si un médicament est particulièrement difficile à ingérer à cause de son goût ou d'effets irritants, demandez à votre pharmacien s'il existe une forme galénique déjà corrigée plutôt que de tenter de modifier vous-même la préparation.
Questions fréquentes
La correction peut-elle être dangereuse ?
Seulement si le correctif interagit mal avec le principe actif ou s'il provoque des allergies chez le patient.
Un patient peut-il effectuer lui-même une correction ?
Non, l'ajout sauvage de substances (comme du jus de fruit) peut parfois bloquer l'absorption du médicament ; seul le fabricant ou le préparateur en pharmacie maîtrise ces interactions.
Pourquoi corriger le goût d'un médicament ?
Pour favoriser l'observance, c'est-à-dire s'assurer que le patient (surtout un enfant) accepte de prendre son traitement régulièrement.