📋 À retenir
- Le terme est médicalement obsolète au profit d'AVC ou d'accident hémorragique.
- Sur le plan pénal, il n'est pas une excuse légale automatique.
- Il nécessite une expertise psychiatrique pour évaluer l'état du discernement au moment des faits.
Terme populaire et ancien désignant un accident vasculaire cérébral (AVC) ou une hémorragie soudaine. En droit, il évoque souvent une pulsion violente et irrépressible altérant le comportement d'un individu.
Étymologie
Issu de l'association de « coup », marquant la soudaineté et la violence, et de « sang », fluide vital dont la rupture de circulation ou l'épanchement était perçu comme la cause immédiate du malaise ou de la fureur.
Exemples d'usage
- Une personne s'effondrant brutalement suite à la rupture d'un anévrisme (sens médical classique).
- Un prévenu justifiant un acte de violence par une perte de contrôle soudaine et imprévisible lors d'une dispute (sens figuré juridique).
À ne pas confondre
À ne pas confondre avec la préméditation, qui suppose une intention réfléchie, ni avec la folie passagère au sens psychiatrique strict, bien que les conséquences juridiques puissent se rejoindre sur la question du discernement.
Contexte médical
Article 122-1 du Code pénal concernant l'irresponsabilité pénale ou l'atténuation de la responsabilité en cas de trouble psychique ou neuropsychique ayant altéré le discernement.
Synonymes
Antonymes
Conseil
En cas de procédure pénale, ne vous contentez pas d'invoquer un « coup de sang » ; sollicitez une expertise médico-légale pour déterminer si une cause physiologique ou un trouble psychique a réellement aboli votre contrôle.
Questions fréquentes
Le coup de sang est-il une pathologie reconnue ?
Non, c'est une expression du langage courant. La médecine parle aujourd'hui d'accident vasculaire cérébral ou de congestion.
Peut-on être acquitté pour un coup de sang ?
Seulement si l'expertise prouve une abolition totale du discernement, ce qui est rare pour une simple colère. On parle plus souvent de circonstances atténuantes.