📋 À retenir
- C'est une pathologie psychiatrique reconnue, pas une simple mauvaise habitude.
- Elle peut avoir des conséquences sociales et professionnelles (isolement, arrêts de travail).
- Un diagnostic médical est indispensable pour faire valoir ses droits (santé, handicap).
La dermatillomanie est un trouble psychologique qui pousse une personne à se gratter, se pincer ou triturer sa peau de manière répétée et compulsive. Ce comportement, souvent déclenché par le stress, provoque des lésions cutanées et une souffrance psychique réelle.
Étymologie
Le terme est formé à partir des racines grecques derma (la peau), tillein (épiler ou arracher) et mania (folie ou impulsion excessive). Il désigne littéralement une obsession pour l'arrachage cutané.
Exemples d'usage
- Le grattage systématique de petites imperfections du visage entraînant des plaies.
- La manipulation compulsive des cuticules ou des croûtes empêchant toute cicatrisation.
- Le triturage de zones de peau saine en période d'anxiété intense.
À ne pas confondre
Elle se distingue de l'automutilation car l'objectif n'est pas de se faire souffrir, mais de soulager une tension. Elle diffère aussi de la trichotillomanie, qui consiste à s'arracher les poils ou les cheveux.
Contexte médical
Reconnue par l'OMS (CIM-11) et le DSM-5 comme un trouble lié aux Obsessions-Compulsions (TOC). Sur le plan légal, elle peut être invoquée dans le cadre d'un dossier de reconnaissance de handicap (MDPH) ou pour justifier des aménagements de poste en santé au travail.
Synonymes
Conseil
Si ce trouble affecte votre vie professionnelle, n'hésitez pas à consulter un médecin du travail. Il est tenu au secret médical et pourra suggérer des adaptations pour réduire les facteurs de stress environnementaux.
Questions fréquentes
La dermatillomanie permet-elle d'obtenir la RQTH ?
Oui, si la sévérité du trouble entrave l'insertion ou le maintien dans l'emploi, un dossier peut être déposé auprès de la MDPH.
Est-ce considéré comme une maladie professionnelle ?
Non, elle n'est pas dans les tableaux de la Sécurité sociale, mais elle peut être reconnue comme accident du travail si une crise est déclenchée par un événement brutal au bureau.