📋 À retenir
- Caractérise une lésion qui atteint le derme, la couche vivante de la peau.
- Sert de base technique pour évaluer la gravité d'un dommage corporel.
- Conditionne souvent l'existence de cicatrices définitives et donc l'indemnisation.
Désigne ce qui concerne simultanément les deux couches supérieures de la peau : l'épiderme (en surface) et le derme (juste en dessous). En droit du dommage corporel, ce terme qualifie souvent la profondeur d'une blessure ou d'une brûlure.
Étymologie
Formé du préfixe grec derma (la peau) et d'épidermique (du grec epi, au-dessus, et derma).
Exemples d'usage
- Une brûlure dermo-épidermique du second degré nécessitant des soins hospitaliers.
- Le décollement dermo-épidermique constaté lors d'une expertise médico-légale après un accident.
À ne pas confondre
Se distingue d'une atteinte épidermique (simple éraflure superficielle) ou sous-cutanée (atteinte des graisses, muscles ou os situés sous la peau).
Contexte médical
Utilisé dans les rapports d'expertise médicale pour l'application de la Nomenclature Dintilhac, notamment pour l'évaluation des souffrances endurées et du préjudice esthétique permanent.
Synonymes
Conseil
Si vous êtes victime d'un accident, veillez à ce que le certificat médical initial mentionne précisément la nature dermo-épidermique des lésions pour faciliter votre future indemnisation.
Questions fréquentes
Quelle est la différence entre une brûlure superficielle et dermo-épidermique ?
La lésion dermo-épidermique est plus profonde : elle touche le derme, provoque souvent des cloques et nécessite un suivi médical plus strict pour éviter des séquelles.
Ce terme influence-t-il le montant de l'indemnisation ?
Oui, car une atteinte dermo-épidermique laisse plus fréquemment des traces indélébiles qu'une simple atteinte de l'épiderme, augmentant le poste de préjudice esthétique.