📋 À retenir
- Le geste marque souvent une transition dans le parcours de soin (amélioration ou fin de vie).
- La décision doit être inscrite et justifiée dans le dossier médical du patient.
- Le patient dispose du droit de refuser ce monitoring en vertu de son droit à refuser des soins.
Action de retirer les capteurs et les électrodes qui relient un patient à un moniteur de surveillance (le « scope »). Cela interrompt le suivi en temps réel des constantes vitales comme le rythme cardiaque ou la saturation en oxygène.
Étymologie
Dérivé du mot anglais scope (abréviation d'oscilloscope), désignant l'écran de monitoring, précédé du préfixe français dé- marquant la cessation ou l'inversion de l'action.
Exemples d'usage
- Le transfert d'un patient stabilisé de l'unité de réanimation vers un service de soins conventionnels.
- L'arrêt de la surveillance électronique dans le cadre d'un protocole de fin de vie pour privilégier le confort du patient.
À ne pas confondre
Il ne faut pas confondre « déscoper » avec l'arrêt d'un traitement thérapeutique (comme une perfusion) ou d'une assistance vitale (respirateur). Déscoper concerne uniquement la fonction de surveillance et de mesure.
Contexte médical
Articles L1110-5 à L1110-5-3 du Code de la santé publique relatifs aux droits des malades et à la fin de vie (Loi Claeys-Leonetti).
Synonymes
Antonymes
Conseil
S'il s'agit d'une étape vers des soins palliatifs, veillez à ce que cette décision ait fait l'objet d'une discussion collégiale et que les directives anticipées du patient aient été consultées.
Questions fréquentes
Pourquoi déscoper un patient en fin de vie ?
Pour éviter l'acharnement thérapeutique et les alarmes sonores incessantes, afin de favoriser un environnement serein pour le patient et ses proches.
Un infirmier peut-il décider seul de déscoper un patient ?
Non, ce geste doit généralement faire l'objet d'une décision médicale ou s'inscrire dans un protocole de soins préétabli.