📋 À retenir
- C'est un terme médical et ethnographique historique aujourd'hui désuet.
- La pathologie était décrite comme propre aux Samoyèdes (peuples de Sibérie).
- Elle mêlait des symptômes neurologiques (hoquet) et psychiatriques (agitation).
Terme médical ancien désignant un trouble nerveux caractérisé par des crises de hoquet incessantes et une agitation physique. Cette pathologie a été spécifiquement observée au XIXe siècle chez les peuples samoyèdes en Sibérie.
Étymologie
Issu de l'expression populaire française « avoir le diable au corps », évoquant une agitation désordonnée ou une énergie incontrôlable, ici utilisée pour qualifier une manifestation pathologique perçue comme une forme de possession ou de névrose.
Exemples d'usage
- Les descriptions cliniques d'explorateurs russes rapportant des cas de hoquets convulsifs héréditaires chez les populations autochtones du Nord.
- L'usage du terme dans les traités de médecine coloniale ou ethnographique du XIXe siècle.
À ne pas confondre
Se distingue des troubles convulsifs classiques comme l'épilepsie par la prédominance du hoquet et son caractère localisé à une aire géographique et ethnique précise dans la littérature de l'époque.
Synonymes
Questions fréquentes
Le diable-au-corps est-il une maladie reconnue par l'OMS ?
Non, il s'agit d'une appellation historique qui ne figure dans aucune classification médicale moderne (CIM-11 ou DSM-5).
Pourquoi ce terme est-il jugé rare ?
Parce qu'il se limite à des observations spécifiques du XIXe siècle et n'a jamais fait l'objet d'un consensus médical scientifique durable.