Dopage par sévices auto-infligés

Définition, Synonymes et Étymologie

📋 À retenir

  • Pratique extrêmement dangereuse pouvant entraîner un accident vasculaire cérébral (AVC) ou un arrêt cardiaque.
  • Spécifique aux athlètes souffrant de lésions de la moelle épinière (niveau T6 ou supérieur).
  • Interdite par les instances sportives internationales depuis 1994.

Le dopage par sévices auto-infligés, souvent appelé boosting, est une pratique interdite chez certains athlètes handisport. Elle consiste à se blesser volontairement dans des zones privées de sensibilité pour forcer le corps à réagir, ce qui améliore artificiellement les performances cardiaques et l'endurance.

✎ Étymologie

Issu du langage médical lié aux traumatismes de la moelle épinière. Le terme souligne le caractère volontaire (auto-infligé) et la nature brutale (sévices) de la méthode pour détourner un mécanisme de défense biologique.

📖 Exemples d'usage

  • Serrer très fortement des sangles sur ses jambes ou ses testicules avant une course.
  • Bloquer volontairement une sonde urinaire pour distendre la vessie.
  • S'infliger des brûlures ou se briser un orteil juste avant le départ d'une épreuve.

⚠ À ne pas confondre

Contrairement au dopage chimique (substances) ou technologique (matériel), il s'agit d'une manipulation physiologique interne déclenchée par un traumatisme physique externe.

💊 Contexte médical

Règlement du Comité International Paralympique (CIP). Code mondial antidopage (AMA) au titre des méthodes interdites visant à améliorer artificiellement la performance.

⇆ Synonymes

boosting autostimulation nociceptive

💡 Conseil

Les sportifs doivent privilégier des méthodes d'entraînement légales et sécurisées. Le boosting expose à une exclusion immédiate de la compétition et à des séquelles neurologiques ou cardiaques irréversibles.

❓ Questions fréquentes

Pourquoi les athlètes font-ils cela ?

Pour compenser l'absence de régulation naturelle du rythme cardiaque due à leur paralysie, ce qui leur permet d'augmenter l'apport en oxygène vers les muscles.

Comment est-ce contrôlé ?

Par la mesure de la tension artérielle avant la compétition. Si la pression systolique dépasse 160 mmHg, l'athlète peut être exclu.

Quels sont les risques ?

Le risque principal est la dysréflexie autonome, une urgence médicale grave pouvant causer une hémorragie cérébrale.