📋 À retenir
- Terme familier et péjoratif.
- Évoque la problématique de la surconsommation médicamenteuse.
- Renvoie indirectement au risque de iatrogénie (effets indésirables liés aux traitements).
Désigne de façon familière et souvent critique un médecin qui a une tendance marquée à prescrire de nombreux médicaments. Ce terme souligne un penchant pour une médicalisation systématique ou excessive des symptômes.
Étymologie
Dérivé du nom « drogue », qui désignait historiquement toute substance d'origine végétale, animale ou minérale servant à la préparation des remèdes, avec le suffixe -euse.
Exemples d'usage
- Une praticienne qui prescrit systématiquement plusieurs molécules pour un trouble mineur.
- Un médecin multipliant les ordonnances de confort sans nécessité thérapeutique avérée.
À ne pas confondre
À distinguer du pharmacologue, qui est le spécialiste scientifique des médicaments, et du prescripteur, terme neutre désignant tout professionnel de santé habilité à rédiger une ordonnance.
Contexte médical
Articles R4127-8 (principe de la liberté de prescription dans les limites de l'intérêt du patient) et R4127-40 (interdiction de faire courir un risque injustifié par une thérapeutique risquée) du Code de la santé publique.
Synonymes
Antonymes
Conseil
Face à une ordonnance qui semble disproportionnée, il est recommandé de demander au praticien l'utilité de chaque médicament ou de solliciter un second avis médical pour éviter les interactions médicamenteuses dangereuses.
Questions fréquentes
Le terme est-il employé par l'Ordre des médecins ?
Non, l'instance ordinale utilise des termes techniques comme 'prescription abusive' ou 'non-respect des données acquises de la science'.
Une drogueuse commet-elle une faute ?
Si la prescription excessive nuit au patient ou n'est pas médicalement justifiée, cela peut constituer une faute déontologique et civile.