📋 À retenir
- Il s'agit d'un déséquilibre vitaminique global (trop ou trop peu).
- Elle peut résulter d'une mauvaise alimentation, d'une pathologie digestive ou d'une erreur thérapeutique.
- Le diagnostic repose généralement sur des analyses biologiques de sang ou d'urines.
La dysvitaminose désigne tout trouble lié à la quantité ou à l'utilisation des vitamines par le corps. Elle englobe aussi bien les carences (manque) que les excès (surplus) de vitamines, pouvant entraîner divers problèmes de santé.
Étymologie
Composé du préfixe grec dys- (anomalie, difficulté), du latin vita (vie) et du suffixe -ose utilisé en médecine pour désigner une maladie ou un état chronique.
Exemples d'usage
- L'avitaminose C, provoquant le scorbut par carence totale.
- L'hypervitaminose A, pouvant causer des troubles hépatiques par accumulation excessive.
- Le rachitisme, résultant d'une mauvaise absorption de la vitamine D.
À ne pas confondre
La dysvitaminose est le terme générique. On distingue l'hypovitaminose (apport insuffisant), l'avitaminose (carence totale) et l'hypervitaminose (apport toxique par excès).
Contexte médical
En droit de la santé, ce terme peut apparaître dans l'évaluation du dommage corporel ou la responsabilité médicale. Les articles L1142-1 et suivants du Code de la santé publique encadrent la réparation des préjudices résultant de soins ou de prescriptions inadaptées ayant causé un déséquilibre métabolique.
Synonymes
Antonymes
Conseil
En cas de suspicion de trouble suite à une cure de compléments, conservez l'emballage du produit et sollicitez une expertise biologique. Ces éléments sont essentiels pour prouver un lien de causalité en cas d'action en responsabilité.
Questions fréquentes
Une dysvitaminose peut-elle engager la responsabilité d'un médecin ?
Oui, si elle résulte d'une prescription inadaptée de compléments alimentaires ou d'un défaut de diagnostic face à des symptômes évidents.
Quelle est la différence avec une carence ?
La carence n'est qu'une forme de dysvitaminose (le manque) ; la dysvitaminose inclut aussi l'intoxication par excès de vitamines.
Le droit de la consommation intervient-il ?
Oui, notamment via la réglementation sur l'étiquetage des compléments alimentaires pour prévenir les risques d'hypervitaminose.