Électro-encéphalographiquement

Définition, Synonymes et Étymologie

📋 À retenir

  • C'est une méthode de preuve technique de l'activité cérébrale.
  • Indispensable pour certifier légalement la mort cérébrale en France.
  • Requiert un protocole strict : deux examens espacés de quatre heures.

Cet adverbe désigne ce qui est observé ou mesuré par un électro-encéphalogramme (EEG), un examen enregistrant l'activité électrique du cerveau. En droit et en médecine, il sert principalement à confirmer de manière technique l'état de mort cérébrale.

✎ Étymologie

Composé du préfixe électro- (électricité), du grec enkephalos (cerveau) et du suffixe -graphiquement (représentation par le dessin ou l'écrit).

📖 Exemples d'usage

  • Le décès d'un donneur d'organes doit être constaté électro-encéphalographiquement par deux tracés nuls.
  • L'activité cérébrale d'un patient en coma profond est suivie régulièrement de manière électro-encéphalographique.

⚠ À ne pas confondre

Se distingue de l'examen « clinique » qui repose sur l'observation physique (réflexes, respiration) par le médecin. L'approche électro-encéphalographique apporte une preuve technique et objective de l'activité ou de l'inactivité des neurones.

💊 Contexte médical

Article R1232-1 du Code de la santé publique, qui encadre le constat de la mort pour les personnes dont le cœur bat encore (mort encéphalique) en imposant le recours à l'EEG.

⇆ Synonymes

par électro-encéphalographie par EEG

↔ Antonymes

cliniquement

💡 Conseil

Dans le cadre d'un litige médical sur la fin de vie, la famille peut demander la consultation du dossier médical pour vérifier que les tracés ont été réalisés conformément aux exigences légales de durée et d'espacement.

❓ Questions fréquentes

Pourquoi ce terme est-il utilisé en cas de don d'organes ?

La loi impose une certitude absolue de la mort. On vérifie électro-encéphalographiquement que le cerveau ne fonctionne plus, même si des machines maintiennent le cœur et les poumons actifs.

Un tracé plat suffit-il à déclarer un décès ?

Non, il doit être interprété dans un contexte clinique précis, car certains médicaments ou une hypothermie peuvent temporairement aplatir le tracé sans que le cerveau ne soit détruit.