📋 À retenir
- C'est une réaction physiologique qui peut être involontaire.
- Elle peut constituer un élément matériel pour qualifier l'intention sexuelle d'un acte.
- Elle n'est pas une preuve de plaisir ou de consentement en droit pénal.
L'érection désigne le durcissement et l'augmentation de volume de certains tissus, principalement les organes génitaux, sous l'effet de l'afflux sanguin. En droit, ce phénomène physiologique est pris en compte pour qualifier la nature sexuelle de certains agissements ou pour évaluer l'intention d'un auteur d'infraction.
Étymologie
Emprunté au latin erectio, dérivé du verbe erigere signifiant « dresser » ou « élever ».
Exemples d'usage
- Constatation d'une érection dans le cadre d'une expertise médico-légale après une agression sexuelle.
- Caractérisation d'une exhibition sexuelle lorsque l'érection est volontairement imposée à la vue d'autrui.
À ne pas confondre
À ne pas confondre avec le consentement : une réaction physiologique (érection) ne présume jamais de l'accord d'une personne. À distinguer également de la pénétration, qui est le critère matériel distinguant le viol de l'agression sexuelle.
Contexte médical
Articles 222-22 à 222-31-2 du Code pénal (agressions sexuelles et viols) ; Article 222-32 du Code pénal (exhibition sexuelle).
Synonymes
Antonymes
Conseil
Dans les procédures pour viol ou agression sexuelle, il est fondamental de rappeler, via une expertise, qu'une érection peut être une réaction réflexe du corps sans lien avec une intention libidineuse ou un consentement.
Questions fréquentes
Une érection suffit-elle à caractériser une agression sexuelle ?
Non, l'érection seule n'est pas une infraction. C'est l'acte de violence, contrainte, menace ou surprise à caractère sexuel qui constitue l'agression.
L'érection peut-elle être retenue comme preuve d'intention ?
Dans certains dossiers d'exhibitionnisme, la preuve d'une érection peut aider à démontrer le caractère sexuel de l'acte imposé à autrui.