📋 À retenir
- Toute retouche de l'espace intercuisse dans une publicité doit être signalée par la mention obligatoire « Photographie retouchée ».
- Le non-respect de cette obligation est sanctionné par une amende pouvant atteindre 37 500 euros.
- Cette règle vise à protéger la santé des mineurs et à prévenir les troubles du comportement alimentaire.
L'espace intercuisse désigne le vide visible entre le haut des cuisses lorsqu'une personne se tient debout, les pieds se touchant. Bien qu'anatomique, ce terme est central dans le droit de la santé publique pour lutter contre la promotion de la minceur extrême.
Étymologie
Issu du préfixe latin inter (« entre ») et de cuisse (du latin coxa, la hanche). Il est la traduction française du concept anglo-saxon « thigh gap », popularisé par les réseaux sociaux.
Exemples d'usage
- La modification par un logiciel de retouche de l'espace intercuisse d'un mannequin pour une campagne publicitaire.
- L'utilisation de ce critère comme standard esthétique dans les catalogues de prêt-à-porter.
À ne pas confondre
Il se distingue de la morphologie osseuse (largeur du bassin) qui détermine naturellement cet écart. En droit, il est traité comme un élément de la silhouette soumis à la réglementation sur les photographies retouchées.
Contexte médical
Articles L2133-2 et R2133-4 à R2133-6 du Code de la santé publique (issus de la loi « Santé » de 2016 et du décret du 4 mai 2017) imposant la mention « Photographie retouchée » en cas de modification de la silhouette.
Synonymes
Conseil
Pour les créateurs de contenus et annonceurs, veillez à apposer la mention légale de manière accessible et visible sur vos visuels si la silhouette a été modifiée, afin d'éviter les sanctions de la DGCCRF.
Questions fréquentes
La mention 'retouchée' concerne-t-elle uniquement l'espace intercuisse ?
Non, elle s'applique à toute modification de la silhouette (affinement ou élargissement) du mannequin.
Cette loi s'applique-t-elle aux réseaux sociaux ?
Oui, dès lors que le contenu est une publicité diffusée par un annonceur sur un support numérique.
Quelles sont les sanctions pour l'annonceur ?
Une amende de 37 500 euros, montant pouvant être porté à 30 % des dépenses consacrées à la publicité.