📋 À retenir
- C'est le trouble du rythme cardiaque le plus fréquent chez l'adulte.
- Elle constitue une cause majeure d'AVC d'origine embolique.
- Le traitement juridique et médical repose souvent sur l'évaluation du rapport bénéfice/risque des anticoagulants.
La fibrillation auriculaire est une anomalie du rythme cardiaque caractérisée par des battements rapides et désordonnés des oreillettes du cœur. Ce trouble perturbe la circulation du sang et augmente considérablement le risque de formation de caillots, pouvant entraîner un accident vasculaire cérébral (AVC).
Étymologie
Dérivé du latin fibrilla (petite fibre), évoquant les contractions anarchiques des fibres musculaires cardiaques, et de auricula (petite oreille), terme utilisé autrefois pour désigner les oreillettes.
Exemples d'usage
- Une hospitalisation pour une arythmie complète suite à une palpitation prolongée.
- La prescription d'anticoagulants pour prévenir les risques emboliques liés à un rythme cardiaque irrégulier.
À ne pas confondre
Elle se distingue du flutter auriculaire, où le rythme est rapide mais régulier, et de la fibrillation ventriculaire, qui est une urgence vitale absolue correspondant à un arrêt circulatoire.
Contexte médical
Articles L1142-1 et suivants du Code de la santé publique (responsabilité médicale). Liste des Affections de Longue Durée (ALD 13) du Code de la sécurité sociale.
En pratique
La responsabilité médicale peut être engagée en cas de défaut de surveillance ou de retard de diagnostic (perte de chance) ayant conduit à une complication grave, comme un accident ischémique transitoire ou définitif.
Synonymes
Antonymes
Conseil
Si vous suspectez une erreur médicale suite à une complication de cette pathologie, conservez l'intégralité de votre dossier cardiologique, notamment les tracés d'électrocardiogrammes (ECG) et les bilans d'imagerie.
Questions fréquentes
La fibrillation auriculaire permet-elle une prise en charge à 100 % ?
Oui, elle peut être reconnue au titre des affections de longue durée (ALD) si elle nécessite des soins prolongés.
Un médecin est-il responsable si un patient sous traitement fait un AVC ?
Non, sauf s'il est prouvé qu'il a commis une faute dans le choix ou le suivi du traitement (dosage inadéquat, oubli de contre-indication).