📋 À retenir
- La gencive est une composante clé du préjudice esthétique et fonctionnel en cas de traumatisme buccal.
- Elle constitue une barrière biologique dont l'atteinte peut engager la responsabilité du praticien.
- Les soins gingivaux sont strictement encadrés par le Code de déontologie des chirurgiens-dentistes.
La gencive est le tissu charnu et protecteur qui recouvre l'os de la mâchoire et entoure la base des dents. Elle joue un rôle essentiel dans le maintien de la dentition et la protection contre les agressions bactériennes.
Étymologie
Issu du latin gingiva, désignant la chair dans laquelle les dents sont fixées.
Exemples d'usage
- Une rétractation de la gencive causée par un appareil d'orthodontie mal réglé.
- Une plaie gingivale consécutive à une extraction dentaire litigieuse.
À ne pas confondre
À distinguer du parodonte, qui englobe la gencive mais aussi l'os alvéolaire et le ligament dentaire. Il faut aussi la différencier de la muqueuse buccale, plus mobile et moins résistante, qui tapisse l'intérieur des joues.
Contexte médical
Articles L1142-1 et suivants du Code de la santé publique relatifs à la responsabilité des professionnels de santé. Nomenclature Dintilhac pour l'évaluation des préjudices corporels.
En pratique
La jurisprudence sanctionne régulièrement les fautes de technique opératoire ayant entraîné une nécrose gingivale ou une infection non maîtrisée après la pose d'implants.
Synonymes
Conseil
En cas de lésion gingivale après un acte médical, faites réaliser des clichés photographiques et demandez votre dossier médical complet pour une éventuelle expertise.
Questions fréquentes
Une blessure à la gencive permet-elle une indemnisation ?
Oui, si la blessure résulte d'un accident tiers ou d'une erreur de soins, elle est évaluée au titre du dommage corporel.
Le déchaussement des gencives est-il considéré comme un préjudice ?
S'il est provoqué par un traitement inadapté, il peut constituer un préjudice indemnisable (perte de chance de conserver ses dents).