Génito-crural

Définition, Synonymes et Étymologie

📋 À retenir

  • Zone charnière entre l'abdomen, les parties génitales et la cuisse.
  • Siège fréquent de douleurs post-opératoires chroniques (névralgies).
  • Élément clé dans l'évaluation d'un dommage corporel après une chirurgie de l'aine.

Cet adjectif désigne ce qui est relatif à la fois aux organes génitaux et à la cuisse. En expertise médicale, il fait le plus souvent référence au nerf génito-crural, dont la lésion peut causer des douleurs invalidantes dans l'aine.

✎ Étymologie

Issu du latin genitus (engendrer) et cruralis (dérivé de crus, la cuisse). Le terme souligne la jonction anatomique entre le bassin et le membre inférieur.

📖 Exemples d'usage

  • Une névralgie génito-crurale consécutive à une intervention chirurgicale.
  • Une perte de sensibilité génito-crurale après un traumatisme lombaire.
  • Le trajet génito-crural d'une douleur signalée lors d'une expertise corporelle.

⚠ À ne pas confondre

Il ne faut pas confondre le nerf génito-crural (principalement sensitif pour l'aine) avec le nerf crural (ou fémoral), qui est beaucoup plus gros et assure la motricité de la cuisse.

💊 Contexte médical

Articles L1142-1 et suivants du Code de la santé publique relatifs à la responsabilité médicale. Nomenclature Dintilhac pour l'évaluation des postes de préjudice (douleurs, déficit fonctionnel).

⚡ En pratique

Dans le cadre des cures de hernie inguinale, les tribunaux examinent souvent si l'atteinte du nerf génito-crural résulte d'un aléa thérapeutique ou d'une maladresse chirurgicale fautive.

⇆ Synonymes

génito-fémoral

💡 Conseil

Si vous ressentez des douleurs dans cette zone après une opération, documentez précisément la date d'apparition et l'intensité des symptômes pour faciliter une future expertise médicale.

❓ Questions fréquentes

Quels sont les symptômes d'une atteinte génito-crurale ?

Il s'agit généralement de brûlures, de fourmillements ou d'une perte de sensibilité dans le pli de l'aine.

Une lésion du nerf génito-crural est-elle toujours fautive ?

Non, elle peut être une complication connue et inévitable d'une chirurgie, mais le chirurgien doit avoir informé le patient de ce risque au préalable.