📋 À retenir
- Désigne les fonctions liées à l'intimité et à l'élimination.
- Essentiel pour chiffrer l'indemnisation d'une victime d'accident.
- Nécessite souvent l'avis d'un médecin expert spécialisé (urologue ou neurologue).
Ce terme désigne ce qui se rapporte aux organes sexuels et aux muscles qui contrôlent l'évacuation des urines et des selles (les sphincters). Dans le domaine juridique, il est souvent utilisé pour décrire des séquelles physiques graves après un accident.
Étymologie
Composé du préfixe « génito- » (du latin genitus, relatif à la génération) et de « sphinctérien » (du grec sphinktēr, qui serre/lie).
Exemples d'usage
- Une perte de contrôle de la vessie (incontinence) suite à une lésion de la moelle épinière.
- Des troubles de la fonction sexuelle consécutifs à une intervention chirurgicale.
- Une paralysie des muscles du périnée après un accident de la voie publique.
À ne pas confondre
À ne pas confondre avec le terme « urologique », qui se limite à l'appareil urinaire. Le domaine génito-sphinctérien est plus large car il inclut les fonctions reproductrices et la continence anale.
Contexte médical
Utilisé dans l'évaluation du dommage corporel, notamment via la Nomenclature Dintilhac (postes de préjudice sexuel et déficit fonctionnel permanent) et le Code de la sécurité sociale pour l'attribution des taux d'incapacité.
En pratique
Ce terme apparaît fréquemment dans les décisions de justice relatives à la responsabilité médicale, notamment après des erreurs lors d'opérations de la zone pelvienne ou de la colonne vertébrale entraînant des séquelles neurologiques.
Synonymes
Conseil
Si vous souffrez de tels troubles après un accident, il est conseillé de tenir un calendrier mictionnel et de recueillir tous les comptes-rendus médicaux pour l'expert, car ces préjudices « invisibles » sont parfois sous-évalués.
Questions fréquentes
Qu'est-ce qu'un bilan génito-sphinctérien ?
C'est un examen médical visant à évaluer le fonctionnement de la vessie, des sphincters et de la zone génitale, souvent demandé lors d'une expertise judiciaire.
Ces troubles sont-ils reconnus comme un handicap ?
Oui, ils peuvent donner lieu à l'attribution d'un taux d'incapacité ou d'invalidité significatif en raison de leur impact sur la vie sociale et privée.