📋 À retenir
- Une capacité rare présente chez moins de 1 % des plantes connues.
- Un levier écologique majeur pour la dépollution des friches industrielles.
- Un enjeu économique pour la récupération de métaux précieux (phytomining).
Se dit d'un organisme, le plus souvent une plante, capable d'absorber et de stocker dans ses tissus des substances toxiques (comme des métaux lourds) à des niveaux très élevés sans en souffrir. Cette propriété est utilisée pour assainir naturellement des sols pollués.
Étymologie
Issu du préfixe grec hyper- (« au-delà », « avec excès ») et du verbe latin accumulare (« amonceler », « entasser »). Le terme s'est généralisé en biologie environnementale à partir des années 1970.
Exemples d'usage
- Le tabouret bleuâtre (Noccaea caerulescens), capable de stocker d'importantes quantités de zinc et de cadmium.
- Certaines variétés de fougères qui accumulent l'arsenic présent dans le sol.
À ne pas confondre
Il faut distinguer l'hyperaccumulateur de l'accumulateur simple, qui absorbe des substances sans atteindre des seuils exceptionnels, et de l'excluant, qui survit sur des sols pollués en bloquant l'entrée des toxines dans ses racines.
Contexte médical
Articles L. 512-1 et suivants du Code de l'environnement relatifs à la remise en état des sites industriels. Ce concept est au cœur des protocoles de phytoremédiation encadrés par l'ADEME.
Synonymes
Antonymes
Conseil
Lors d'un projet de réhabilitation de terrain, privilégiez le recours à des experts en phytotechnologie pour sélectionner les espèces adaptées à la pollution spécifique de votre parcelle afin de garantir une dépollution efficace.
Questions fréquentes
Les plantes hyperaccumulatrices sont-elles comestibles ?
Absolument pas. Leur concentration en métaux lourds les rend hautement toxiques pour l'homme et les animaux.
Peuvent-elles dépolluer n'importe quel terrain ?
Non, leur efficacité dépend de la profondeur des racines, de la nature du sol et du type de polluant spécifique à chaque plante.