📋 À retenir
- Désigne une activité ou un désir sexuel très réduit.
- Peut faire l'objet d'un diagnostic médical (trouble du désir).
- Interfère parfois avec les obligations civiles du mariage en cas de conflit judiciaire.
Qualifie une personne dont le désir ou l'activité sexuelle est significativement inférieur à la moyenne ou à son état habituel. Ce terme est souvent utilisé dans un contexte médical pour décrire une baisse de libido persistante.
Étymologie
Formé du préfixe grec hypo- (sous, en dessous de) et de l'adjectif sexuel. Il traduit littéralement une intensité sexuelle située en deça de la norme.
Exemples d'usage
- Une baisse de libido causée par un dérèglement hormonal.
- Un effet secondaire médicamenteux entraînant un état hyposexuel.
- Une diminution du désir liée à un état dépressif ou à un stress chronique.
À ne pas confondre
Il se distingue de l'asexualité, qui est une orientation sexuelle structurelle (absence d'attirance), alors que l'hyposexualité est souvent vécue comme un trouble ou un changement d'état. Il s'oppose à l'hypersexualité.
Contexte médical
Article 215 du Code civil (communauté de vie entre époux). Code de la santé publique (droit aux soins et à la santé sexuelle).
En pratique
En droit de la famille, la jurisprudence a parfois qualifié le refus persistant et injustifié de relations sexuelles de violation des devoirs du mariage (divorce pour faute), bien que l'évolution du droit renforce aujourd'hui la primauté du consentement individuel sur l'obligation conjugale.
Synonymes
Antonymes
Conseil
Si cet état crée un préjudice dans le cadre du couple, il est recommandé de documenter l'origine médicale éventuelle pour éviter qu'une simple pathologie ne soit interprétée comme une faute volontaire dans une procédure de séparation.
Questions fréquentes
L'hyposexualité est-elle un motif de divorce ?
Le manque de relations sexuelles peut être invoqué dans une procédure de divorce pour faute, mais les juges tiennent compte des raisons (santé, âge) et de la volonté des époux.
Quelle est la différence avec l'impuissance ?
L'hyposexualité concerne le désir (libido), tandis que l'impuissance (dysfonction érectile) est une incapacité physique malgré la présence de désir.
Le droit protège-t-il le conjoint hyposexuel ?
Oui, le consentement est fondamental : nul ne peut être contraint à un acte sexuel, même dans le cadre du mariage, sous peine de poursuites pour viol entre époux.