📋 À retenir
- L'hyposexualité désigne un faible niveau de désir ou de pratique sexuelle.
- Elle n'est considérée comme une pathologie que si elle entraîne une détresse personnelle ou relationnelle.
- Elle se distingue des orientations sexuelles par sa dimension souvent clinique ou conjoncturelle.
Désigne une personne dont le désir ou l'activité sexuelle est significativement inférieur à la moyenne ou aux attentes sociales. Cet état peut être permanent ou transitoire, résultant de facteurs biologiques, psychologiques ou relationnels.
Étymologie
Formé du préfixe grec hypo- (sous, en dessous) et de l'adjectif sexuelle. Le terme traduit littéralement une sexualité située en deçà d'une intensité considérée comme habituelle.
Exemples d'usage
- Une patiente diagnostiquée avec un trouble du désir sexuel hypoactif (TDSH).
- Une baisse de libido persistante consécutive à un traitement médicamenteux ou à un déséquilibre hormonal.
À ne pas confondre
Il convient de distinguer l'hyposexualité de l'asexualité : la première est souvent perçue comme une diminution ou une carence de désir (parfois vécue comme un trouble), tandis que la seconde est une orientation sexuelle caractérisée par une absence d'attirance sexuelle sans souffrance intrinsèque.
Contexte médical
Le terme relève principalement des classifications médicales (DSM-5, CIM-11). Sur le plan civil, il peut être lié à l'exécution du devoir conjugal (article 215 du Code civil), bien que la protection de l'intégrité physique et le droit au consentement prévalent désormais sur l'obligation de relations sexuelles.
En pratique
La jurisprudence française (notamment Cass. Civ. 1ère, 25 novembre 2015) a pu retenir l'absence de relations sexuelles comme un manquement aux obligations du mariage, tout en veillant à ce que cela ne porte pas atteinte à l'autonomie personnelle du conjoint.
Synonymes
Antonymes
Conseil
En cas de souffrance liée à une baisse de désir, privilégiez une approche pluridisciplinaire incluant un médecin (pour écarter une cause physiologique) et un sexologue.
Questions fréquentes
L'hyposexualité est-elle un motif de divorce ?
L'absence de relations sexuelles peut être invoquée comme une faute dans le cadre d'un divorce, mais les juges apprécient souverainement si cela constitue une violation grave des devoirs du mariage.
Est-ce réversible ?
Oui, lorsque l'origine est hormonale, psychologique ou médicamenteuse, une prise en charge adaptée peut modifier cet état.