📋 À retenir
- Procédé de cautérisation par une aiguille chauffée.
- Technique largement supplantée par la chirurgie laser et l'électrochirurgie.
- Nécessite le consentement éclairé du patient en raison du risque de cicatrices.
L'ignipuncture est une technique médicale consistant à appliquer une pointe chauffée à blanc ou au rouge sur des tissus pour provoquer une cautérisation. Elle vise à détruire des lésions ou à créer une irritation thérapeutique locale.
Étymologie
Formé à partir du latin ignis (le feu) et de punctura (piqûre). Le terme est apparu au XIXe siècle pour décrire l'usage chirurgical du feu.
Exemples d'usage
- Utilisation historique pour traiter des inflammations articulaires persistantes.
- Destruction de petites excroissances cutanées ou traitement de certains angiomes.
À ne pas confondre
Se distingue de l'acupuncture, qui ne brûle pas les tissus, et du thermocautère moderne (ou bistouri électrique) qui utilise l'électricité plutôt qu'une aiguille chauffée par une source de chaleur externe.
Contexte médical
Code de la santé publique, notamment l'article L1142-1 concernant la responsabilité médicale. La pratique doit être conforme aux "données acquises de la science", ce qui limite son usage actuel face aux technologies laser.
Synonymes
Antonymes
Conseil
En cas de recours à cette technique, assurez-vous que le praticien a exposé les alternatives modernes moins invasives et les risques de séquelles esthétiques.
Questions fréquentes
L'ignipuncture est-elle encore utilisée ?
Elle est devenue exceptionnelle en médecine moderne, remplacée par des outils plus précis comme le laser.
Quels sont les risques associés ?
Les principaux risques sont l'infection post-opératoire et la formation de cicatrices hypertrophiques ou chéloïdes.
Est-ce une pratique douloureuse ?
Oui, elle nécessite généralement une anesthésie locale préalable en raison de la température élevée utilisée (500°C).