📋 À retenir
- L'examen radiologique normal ne garantit pas l'absence de lésion.
- Nécessite souvent le recours à des techniques d'imagerie plus sensibles (IRM, scanner, échographie).
- Notion centrale dans les contentieux liés aux erreurs de diagnostic ou à la perte de chance.
Désigne une lésion, une fracture ou une anomalie physique qui existe réellement mais qui n'est pas visible sur une radiographie standard. Elle se situe en dessous du seuil de détection des examens d'imagerie classiques.
Étymologie
Composé du préfixe latin infra- (« en dessous ») et de radiologique. Le terme souligne que l'anomalie échappe à la résolution ou à la technique de la radiographie conventionnelle.
Exemples d'usage
- Une micro-fissure de fatigue au pied non visible sur le premier cliché.
- Une tumeur cancéreuse de très petite taille (stade précoce).
- Une lésion des tissus mous (ligaments) qui ne modifie pas la structure osseuse environnante.
À ne pas confondre
On le distingue de l'infraclinique : une lésion infra-radiologique peut provoquer des douleurs (signes cliniques), alors qu'une lésion infraclinique ne présente aucun symptôme perceptible par le patient ou le médecin.
Contexte médical
Article L1142-1 du Code de la santé publique. Ce concept intervient dans l'évaluation de la responsabilité médicale en cas de retard de diagnostic.
En pratique
En matière de responsabilité, les tribunaux considèrent généralement qu'il n'y a pas de faute si le médecin ne décèle pas une lésion infra-radiologique, à condition qu'il ait respecté les protocoles et n'ait pas ignoré des symptômes cliniques imposant des examens plus poussés (IRM, scanner).
Synonymes
Antonymes
Conseil
En cas de douleur persistante malgré une radiographie normale, il est conseillé de solliciter un second examen (type IRM) pour écarter une pathologie qui serait restée invisible au premier contrôle.
Questions fréquentes
Le médecin est-il fautif s'il ne voit pas une lésion infra-radiologique ?
Non, si la lésion était techniquement impossible à voir avec l'examen pratiqué et que le choix de cet examen était conforme aux règles de l'art.
Comment prouver une lésion infra-radiologique ?
Par la réalisation d'examens complémentaires plus précis ou par l'évolution clinique du patient qui confirme la pathologie a posteriori.
Est-ce fréquent ?
Oui, notamment dans les traumatismes sportifs ou les débuts de maladies dégénératives.